cнιldreɴ oғ ɢoтнαм


 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]   Mer 9 Déc - 10:18

Le chapeau parfaitement dressé sur la tête, l'allure élégante, le regard pétillant, voici qu'il sort des ombres d'un exil qu'il s'était lui-même imposé. Jervis Tetch avait voyagé dans le monde avant de revenir à Gotham City. Qu'avait-il bien pût faire ? Pas grand chose dirons-nous, disons qu'il a assisté à certaines choses qui méritaient tout son intérêt en terme de connaissances. Bien sur, il passera sous silence les quelques mois d'enfermement par Cadmus. Cette vieille vache folle d'Amanda Waller avait tenté de retenir le Chapelier Fou dans ses geôles, à Riker's Island, mais malheureusement, le Chapelier avait du contact, du grand contact qui pouvait le faire sortir de ce trou puant. Par contre, il n'avait pas non plus oublié d'effacer les fichiers de l'ordinateur central de Cadmus sur son propre chef. Rien de tel que de tout effacer pour éviter d'être à nouveau une cible dans un monde en sans cesse évolution. Cadmus appréciait plus que tout d'envoyer le Suicide Squad pour rattraper les éléments perdus. Alors que le Chapelier Fou se préparait à être véritablement de retour à Gotham City, il avait songé à cette ville qui avait changé. La dernière fois qu'il était là-bas, il se souvenait du plan démentiel du Joker, et sans véritable hasard, le Joker avait disparu, mort dans ses propres explosions. Edward le savait, le Joker n'était pas contrôlable, et sa mort offrait un peu de répit à cette ville. Tetch n'était clairement pas quelqu'un pour la destruction aveugle et cynique, non. Pour tout dire, il était du genre à laisser les choses se faire, il préférait que les fautes viennent directement des gens qui étaient vraiment trop stupides, pas que le Chapelier soit quelqu'un de stupide, mais Jervis était quelqu'un qui aimait répéter ses erreurs en permanence et cela le déservait énormément. Le temps était venu. Dans une sublime décapotable que le Chapelier avait "réquisitionné" à un entrepreneur des plus louches à Métropolis répondant au nom de "Coyote", il prit la direction sans plus tarder, de Gotham City. Sans s'arrêter, sans regarder derrière lui. Cette ville avait besoin de lui, et lui d'elle, car après tout, une fois qu'on vit à Gotham City, on ne peut plus en partir sans y revenir un jour où l'autre. Environ dix kilomètres avant d'arriver en ville, le Chapelier Fou s'arrêta dans une petite station d'essence. Il se dirigea d'un pas assuré aux toilettes avec un costume de rechange dans un sac noir. Il enlève ensuite ses vêtements normaux et le voila, à nouveau prêt pour semer la folie et le sillon du Pays des Merveilles à Gotham City. Cela faisait plaisir au Chapelier de redécouvrir ses vieux effets, de redevenir ce qu'il était vraiment au plus profond de ses entrailles. Sortant un pistolet à canon scié de son sac, il le met à sa ceinture avant d'aller voir le gérant de la station-essence. Puis, alors que le gérant se rend compte de qui il a en face, il pointe son arme sur l'homme, avec un grand sourire.

"Avez-vous du thé, très estimé vendeur de supérette ?"


Le pauvre homme, un américain obèse d'à peu près la trentaine ne répondit rien, bafouillant un pauvre non. Hélas, le niveau de culture intellectuelle était encore pire que prévu dans ce coin de l'état de Gotham City. L'homme tenta une réponse, puis une seconde, et une troisième tout en cherchant dans ses placards, sous la menace du Chapelier. Jervis était déconcerté, presque ennuyé de voir un tel désespoir d'intelligence en cette personne, pire encore, il manquait d'un certain charme à offrir du thé à ses hôtes. Pour tout lot de consolation, Jervis tira sur l'employé avant de ranger son arme. Le Chapelier pensait que tout allait mal dans ce pays, que le thé était devenu une denrée si rare qu'on la jetait allègrement dans les ports comme en 1776. Triste pays d'arriérés idiots. Mais bon, il fallait faire bonne pêche, et préparer un retour en fanfare des plus bruyants.

"Si fait, mon bon seigneur. Une balle pour vous soulager du pesant fardeau d'être un triste travailleur."


Là-dessus, il s'empara de l'argent de la caisse. Environ cinq cent dollars, c'était pas grand chose, mais ça aiderait pour commencer à Gotham City. Alors que le Chapelier adressa un léger coucou à la caméra de sécurité, tout en souriant comme un idiot, il se dirige alors vers sa voiture. Maintenant, il fallait se donner du courage et aller voir le seul personnage le mieux renseigné de tout Gotham : Le Pingouin. Dieu qu'il fusse laid, mais sous cette couche de laideur, se cachait un parfait arriviste gentleman que l'on pouvait qu'apprécier. Malgré le fait que Cobblepot n'était pas du genre à lire des contes comme Alice In Wonderland, sa compagnie avait toujours été agréable dans le temps. Après tout, le Pingouin aimait s'entourer de gens intelligents pour organiser des crimes, et pour se faire des opérations à succès. De plus, Oswald Cobblepot aimait les chapeaux, les beaux chapeaux, et cela plaisait au Chapelier, en plus de ses manières d'aristocrate arriviste. Mais malheureusement, la rumeur le disait rangé, complètement rangé, abandonnant la sphère du crime. Cela, Jervis avait bien du mal à y croire. Le Pingouin était peut-être rangé, mais il avait cette habileté à être comme les pingouins. Blanc et noir à la fois. Il ne pouvait pas renier ce qu'il était au fond de lui après tout. Arrivant à l'Iceberg Lounge, Tetch planqua sa voiture dans une vieille ruelle sombre du Bowery. Le reste, il le ferait à pied. Toquant à la porte pour entrer dans le lounge, le garde, une espèce de brute musclée, ouvrit la porte avant grogner. Brave bête ! Le Pingouin savait s'entourer des meilleurs hommes. Jervis était enfin dans la place. Beaucoup de monde ce soir, à première vue. Le gorille m'interdit de prendre la grande salle, pour éviter de faire fuir le public. Il ouvre un petit passage secret qui, selon mes souvenirs, me ramènera dans un couloir non loin du bureau de Cobblepot. Empruntant le-dit couloir qui contourne toute la salle, le Chapelier Fou arrive enfin non loin du bureau du Pingouin. Tombant sur un des gardes, Jervis lui tint à peu près ceci.

"Annonce à ton maitre que l'élite criminelle en la personne du Chapelier Fou souhaiterait voir monsieur Cobblepot. Et fait moi ça fissa, mon petit."


Maintenant, il fallait attendre la réaction du Pingouin, et son aval pour entrer dans son bureau. Tetch n'était pas inquiet. Il n'y avait pas de scandales, la soirée se passait bien, et il n'avait pas encore sorti de compliments idiots aux jeunes femmes travaillant pour le Pingouin. Pas encore.


Dernière édition par Jervis Tetch le Lun 14 Déc - 15:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]   Ven 11 Déc - 22:27

Gotham avait tant changée au fil des années. Rien n'avait remplacé l'immondice qui y régnait, bien sûr, mais c'était comme une évidence : le passé était le passé. Il suffisait juste de constater cette grande différence dans la pègre gothamite. Les vieux Falcone, Maroni peinaient à maintenir leur trafic en forme compte tenu des autres petits gangs qui s'imposaient de plus en plus dans les ruelles de la ville. On les disait marteaux, cinglés, même fou. Nous les nommions « les nostalgiques », crevards souffreteux soucieux de perpétuer la folie dissipée dans les limbes de cette ville. Elle humait le vice à plein nez. On ne pouvait accorder crédit au moindre Gothamite. Chacun passait pour traite tant la corruption avait été forte ces dernières années. Les bons devenaient les méchants, les méchants les bons. C'était le cas d'Oswald Cobblepot. Ainsi l'un des piliers de la pègre Gothamite était devenu l'un des tenanciers de la ville les plus respectables. Il gérait son Lounge et y accueillait depuis des temps immémoriaux divers événements festifs. Il avait donc raccrocher son habit de racketteur au marché noir pour se faire bien voir de la population. Pire, un brigand du calibre qu'était Cobblepot magouillait avec la mairie. Il obtenait moult informations par le biais de logiciels piratés et codes crackés. Il était devenu le magnat des bas-fonds. Oswald entretenait énormément de relations, si bien qu'il était devenu un véritable apothicaire. Autant dire que celui qu'on appelait Le Pingouin avait la main mise sur une bonne partie de la ville. Ayant entretenu divers rénovations dans son club privé, il avait parié sur un changement radical de peintures, rideaux et fauteuils pour faire voir à quel point le neuf dominait. Sa pensée semblait saine, mais il demeurait encore chez Cobblepot une insaisissable désir de vengeance sur ceux qui l'avaient meurtri, il avait tant de projets cachés... Quelles étaient les réelles intentions de sieur Pingouin ? Personne ne le savait sauf lui. Voilà maintenant quelques mois que le Joker y était passé. Gotham semblait vide. Aussi terrible que cela puisse être, il manquait à Gotham. Ses frénésies diaboliques accompagnaient hélas le quotidien des citoyens, tout comme les autres criminels durant l'âge d'or. Tout semblait périmé, et c'était triste à voir.


Ce soir-là, Oswald gérait une affaire d'organisation suite à un gala de charité organisé en l'honneur de l'agrandissement d'un orphelinat. Cette cause tenait à cœur au Pingouin même s'il savait que ce bal allait lui faire remporter quelques bons sous pour agrémenter son indicible pactole dans ses coffres cachés. Étant devenu un politicien, il s'agissait de ne pas éveiller les soupçons et les quelques sournois qui se rapprochaient trop de l’insatiable curiosité devenaient des cibles privilégiées. Il était choyé par des domestiques inutiles et tout ce faste semblait créer en lui un réel orgasme. Le goût du pouvoir l'avait rendu antipathique et cruellement sadique. Mais tout ceci n'était pas l'image médiatique qu'il se donnait. On peinait à croire que l'ancien Cobblepot demeurait encore dans ce nouveau Oswald tant il s'était donné du mal à reconstruire l'image de paria qu'il possédait avant.


« Ecoutez, je me fiche éperdument de savoir ce que vous pensez, Francis, ce gala a été pour moi la grande nouveauté dans mon salon. Il a permis l'épanouissement de mon image et permettra davantage de choses au fur et à mesure. Je suis un homme de talent ! Et vous savez ce qu'on prédestine à ce genre de personnes....
-Rie...
-Contentez-vous acquiescer ! Point n'est utile, on n'oublie jamais le faste des fêtes bourgeoises ! »

Le Pingouin raccrocha. Il semblait préoccupé et signait des papiers sans cesse autorisant sans arrêt des rénovations à ses frais partout dans la ville, histoire de lui assurer quelques soutiens notables... On signala l'arrivée d'un étrange personnage. A vrai dire, il était connu. Trop connu. Le Chapelier. Lorsqu'on vint annoncer Tetch au Pingouin, il quitta ses infâmes papiers et regarda le groom. Il faillit s'écrouler de rire avant de constater que, par l’entrebâillement de la porte se disposait un étrange chapeau caractéristique.

« C'est impossible... La dernière fois que j'ai vu ce nain il peinait à se justifier sur les pourquoi il portait un tel fétichisme sur les jeunes filles blondes, et ce devant une bande de cinglés qui se prenaient pour des justiciers à la gomme ! … Grrrrr.... Faîtes-le entrer ! »

Et c'est ainsi qu'un étrange entretien qui rimait avec des goûts de nostalgie des temps anciens commença sous la lumière timide d'un bureau beaucoup trop orné de divers référence ornithologiques...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]   Sam 12 Déc - 11:51

Utilisant ses doigts gantés pour ouvrir la porte du repaire du Pingouin, Tetch entra précédé par le groom qui vint à lui. Bien sur que le Pingouin était quelqu'un d'éminent, et bien sur qu'il tenait à rester maitre de ses acquis si durement gagnés, bien sur, le Chapelier lui, était hélas bien trop connu pour faire une belle impression dans le monde de la haute. Nul n'ignorait les appétits personnels de Jervis Tetch, en l’occurrence, quelques jeunes filles blondes pour l'amuser à Gotham City, mais hélas, le Batman était toujours bien là pour l'empêcher de faire son bonheur, de le rendre heureux, de lui permettre de transformer Gotham City en un merveilleux, en un si beau pays des Merveilles. Mais pas de chichis entre nous ... Gotham City avait souffert, et l'heure était maintenant à la reconstruction, et Tetch était certainement le seul à vouloir faire de cette ville, un joyau qui serait le rêve incarné. On le laissa entrer, et Jervis ne pouvait que remarquer le magnifique bureau du Pingouin, avec tous ces ornements sur les oiseaux, tout cela le ramenait des années en arrière, à ses premières frasques de jeune criminel, la vie passe si vite quand on y pense. Enlevant son chapeau pour saluer l'hôte des lieux, Mad Hatter eut un grand sourire avant de rester courtois et poli envers celui qui l'accueillait ce soir. La politesse et la courtoisie, c'est tout ce qui différencie le criminel du crétin lambda qui pullule dans les bas-fonds et la fange de cette ville.

"Bien le bonsoir, monsieur Cobblepot. Comment allons-nous depuis tout ce temps ? Les affaires prospèrent je vois."


Tetch avait remarqué les nombreux accessoires, tableaux, et bien sur, objets de luxe qui ornaient ce lieu, et Tetch n'était certainement pas quelqu'un de surprit, il était juste un peu intimidé d'être à nouveau en face d'un de ses vieux complices de jadis. Bien sur, Tetch était le parfait gentleman, c'était un criminel certes versé dans les contes d'Alice in Wonderland, mais il avait quand même cette petite touche, cette petite folie qui mettait en lui certains talents à se rendre indispensable auprès des autres criminels de Gotham City. Sa création de cartes à puces qui lui permet de contrôler les esprits, ça c'était du génie, c'était un superbe travail, il suffit tout simplement d'avoir quelques connaissances et on pouvait faire des miracles dans le domaine de la miniaturisation. Jervis n'était pas un imbécile, loin de là, mais il donnait le change en étant le Chapelier Fou et en ayant quelques marottes amusantes. Mais à un criminel comme le Pingouin, on évite ce genre de remarques, bien qu'il était assez audible que le Pingouin aimait la compagnie des belles femmes. Quel homme n'apprécierait pas les beautés du mystère féminin ? Jervis lui, préférait les tranches un peu plus inférieures on va dire, mais ça dépendait surtout de ses envies. Regardant le gigantesque bureau, Tetch se sentit un peu mal à l'aise, après tout, il était dans le repaire du Pingouin, l'homme le plus en vue de Gotham City en ce moment, enfin, c'est ce que disait la presse ! Tetch venait à peine de rentrer en ville après un long et pénible voyage.

"Pardonnez mon intrusion tardive, mais elle était nécessaire. Je cherche à m'établir à nouveau dans cette ville, et hélas, mon ancien repaire a été détruit pendant les explosions du Joker. Je voudrais savoir si vous, grand ami, vous aviez quelques bâtisses abandonnées pouvant me servir de logement. Je suis tout disposé à vous offrir quelques menus services si besoin."


Le Chapelier était disposé à aider Oswald Cobblepot. Après tout, quand on aspire à la grandeur et à la reconnaissance, on est prêt à toutes les bassesses possibles pour arriver à ses fins. Bien sur, Gotham City connaissait le Pingouin, mais si la légende dit qu'il vient à s'être rangé, ce dont Tetch doutait énormément au fond de lui, venait à se révéler, alors là, il y'aurait une belle déception en prime. Et puis, Jervis était quelqu'un de plutôt attaché à l'histoire de Gotham City, il appréciait que l'âme de Gotham City qu'il avait connu ne se soit pas détachée de cet être qu'on surnommait le Pingouin. Après tout, c'était un des principaux vainqueurs du crime à Gotham City. Il était un des plus en vue pour le trône de la ville, il était certainement, après la mort du Joker, celui qui pouvait devenir le roi de cette ville sans avoir à subir les attaques du décédé clown. D'ailleurs, à ce sujet, Tetch ne pouvait-il pas prétendre à devenir le meilleur criminel de cette ville ? Non, pas vraiment. Tetch n'était pas fait pour, et il n'avait pas la carrure, tout ce dont il avait besoin, c'était d'avoir une Alice pour lui, la seule, la véritable Alice.


Dernière édition par Jervis Tetch le Lun 14 Déc - 15:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]   Sam 12 Déc - 13:11

Ainsi, le grand Chapelier Fou était de retour. La vieille Gotham n'avait pas épuisée toutes ses cartouches. Oswald Cobblepot remit dès lors son nœud papillon . Il avait déjà l'allure respectable et bien sur lui mais il tenait tout de même à montrer qu'il y avait dorénavant un monde entre la bassesse criminelle et lui, même si au fond, on aurait pu penser que tout cela n'étaient que fadaises. Le Pingouin se demandait si on avait remarqué Jervis dans les rues. Effectivement, l'Iceberg n'était plus un repaire de brigands.

« J'aime pas trop qu'on m'dérange en ce moment ! J'ai plein de papiers à signer et chuis pas sûr que vous soyez tellement à la page, Tetch ! »

Le Pingouin réajusta son monocle et continua à regarder ce nain ridicule qui n'avait pas changé de style. Toujours ce grand chapeau. Ce trop grand chapeau. Son accoutrement n'avait hélas pas impressionné Cobblepot. La présence du chapelier dans les bureaux du gérant n'était véritablement pas souhaitable, si bien qu'Oswald ne se serrait pas gêné pour houspiller ce gringalet misérable. D'ailleurs, ce dernier confia au palmipède qu'il avait besoin de l'aide de son ancien collègue pour pouvoir se rétablir à Gotham. Ainsi, il n'avait cependant pas sous-estimé la nouvelle réputation du sieur Cobblepot. Sa prestance lui avait permis d'accéder à quelques entreprises immobilières. Des fonds qu'il avait jadis conservé pour lui et ce fut d'ailleurs l'objet d'un procès à son égard. Bien évidemment, l'offense fut lavée il y a peu contre quelques conditions... ou quelques billets...

« Et qu'est-ce que j'gagne ? Je suis un honnête homme. Je ne dirige plus une assemblée de crétins disgrâcieux. Maintenant, on m'appelle monsieur Cobblepot dans les plus grands salons mondains de Gotham. Et vous, vous, Jervis Tetch, vous faîtes partie de la vieille Gotham. Avez-vous bien regardé les édifices ? Les administrations ? Il s'agit dorénavant de privilégier le progrès et non pas la décadence organisée... »

Derrière chaque parole du Pingouin on sentait un arrière goût de mensonge. Seulement un arrière goût.

« Oui....Oui... Quel serait mon profit à vous aider ? Vous ne pouvez plus rien m'apporter, vous les criminels de cette ville. Vous êtes des fossiles ! »

Le Pingouin se leva de son siège en souffletant, il gémissait grandement et aller renvoyer le Chapelier dans son antre de chapeaux, qui certainement avait été détruite, comme il l'avait fait remarqué.

« Sachez Tetch que je convoite la place de businessman accompli, pas racketteur au marché noir ! On fait tous des erreurs, surtout vous ! »

Malgré tout ce baratin, on sentait quelque chose de vain dans la parole du Pingouin, comme s'il tentait lui-même de se convaincre d'un discours dont il ne pensait pas un mot, mais cela ne l'empêchait pas de conserver sa démarche dodelinante et son aspect aristocratique...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]   Sam 12 Déc - 15:01

La boutade se transforme au fur et à mesure de l'entretien, en reproches cyniques et acerbes. Le sourire du Chapelier commence doucement à s'évaporer alors qu'Oswald Cobblepot semble tout simplement renier ce qui fut jadis son lot commun. Monsieur se disait rangé, impeccable, s'offrant une virginité toute neuve, ce dont le Chapelier Fou ne pouvait décemment comprendre. Oswald Cobblepot avait toujours eu besoin de criminels, d'hommes de main, et de partenaires pouvant apporter une certaine aide dans de nombreuses organisations et plans de combat. Mais cette fois, il semblerait que l'âge d'or du crime avait prit fin pour le Pingouin. Tetch était abasourdi, décontenancé, presque cogné, frappé par ce changement presque étrange. Il en vint même à penser que le Pingouin devait être sous contrôle mental, ou bien que son bureau était truffé de micros de la part des flics ? Peut-être que oui, peut-être que non, et Tetch ne tenait pas non plus à se retrouver enfermé au GCPD. Pas avec une bande de sales flics prêts à fouiner dans ses affaires personnelles. Non, et il espérait aussi que le SWAT ne déboulerait pas la fleur au fusil en cassant portes, fenêtres pour intercepter nos deux larrons en foire. Tetch avait encore énormément d'Alice à rencontrer, il les aimait toutes à sa manière dirons-nous.

"Je vous avoue ma déception, Oswald. Je pensais qu'en souvenir à notre ancienne collaboration et à notre gout commun pour la classe et les chapeaux, nous pourrions à nouveau nous associer, mais je pense m'être trompé. C'est dommage, et c'est même frustrant."


Nom d'un Jabberwocky, comment cela avait-il pût se passer ? Pourquoi avait-il du mal à accepter ce qu'il était vraiment au fond de lui. Après tout, le Chapelier Fou était un criminel, et qu'importe ce qui se passait, Cobblepot restait lui aussi un ancien criminel, reconverti peut-être, mais il avait ce sang, cette manie, cette envie de l'être jusqu'au bout, et Tetch en était persuadé. Le Pingouin avait été pendant très longtemps cette figure du crime organisé, supplantant Falcone, Maroni et tant d'autres, et maintenant ? Il stoppait ? Toute cette hargne, toute ces batailles, tout ça pour ça ? Tetch flairait le micro planqué, et pourtant, quelque chose dans l'attitude du Pingouin faisait penser à certains regrets de sa vie d’antan. Peut-être une mauvaise passe ? De la nostalgie peut-être ? Tetch se sentait mal à l'aise pour le coup. Sa paranoïa se réveille doucement, alors qu'il imagine quelques micros dissimulés. Et si on les écoutait ? Non, c'était impossible ... Et pourtant le Chapelier avait une certaine trouille au fond de lui, une trouille qui lui disait "tire-toi." Les dernières paroles du Pingouin avaient blessé le Chapelier. "Fossile", "Progrès", ces mots futuristes n'inspiraient pas le Chapelier, pas le moins du monde. Et Gotham City était encore plus laide que jadis. Le Pingouin se leva, voulant surement raccompagner le Chapelier Fou. Reposant son chapeau sur la tête, Jervis eut un visage triste, une expression de tristesse non dissimulée. Que restait-il de Gotham City maintenant ? Que restait-il de cette ville qu'il connaissait ? Plus grand chose hélas ...

"L'âme de Gotham City est morte, Oswald. J'en suis peiné. Vous étiez beaucoup plus combattif à une certaine époque, mais je ne vous en veux pas. Vous changez tous, quand à moi, le Temps refuse de me faire changer, nous sommes courroucés l'un l'autre."


Petite référence à Alice in Wonderland. Bien sur que Tetch vieillissait physiquement du moins, mais pas au niveau de la personnalité. Le Chapelier Fou pouvait clairement penser que tout ça n'était que le fruit du temps, de cet infâme croqueur de secondes qui détruisait tout sur son passage. Les gens, les villes, les bois, le temps était un ennemi, un ennemi qui vous détruisait, et qui vous tuait quand votre heure était venue. Mad Hatter se leva de sa chaise, l'entretien n'avait pas duré longtemps, et le résultat le décevait vraiment. Cobblepot n'était plus ce qu'il était, il n'était clairement plus le petit entrepreneur qui avait tout à prendre, et tout à saisir, maintenant, ce n'était plus qu'un "Monsieur" qui se moquait énormément du personnel qu'il avait engagé il y'a de ça très longtemps. Que reste-t'il alors ? Black Mask ? Non, aux dernières nouvelles, il n'avait pas refait surface. Louis Ferryman alias l'Os ? Non, trop inutile et trop petit dans cette ville. Tobias Whale ? Le rival du Pingouin. Mauvaise idée, c'était la meilleure façon de finir dans le fleuve de Gotham City avec un boulet au pied. Tetch se résolut alors à laisser tomber. Il se démerdera seul pour assurer sa survie dans cette nouvelle Gotham. Se dirigeant vers la porte, le Chapelier eut un léger sourire avant de regarder le Pingouin une dernière fois.

"Si vous changez d'avis, sachez que mes puces de contrôle mental sont toujours d'actualité, et meilleures qu'avant. Je vous souhaite la bonne journée, à moins que vous ne vouliez, dans un dernier sursaut, avoir un dernier mot à me dire."
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un Pingouin peut-il voler de ses propres ailes ? [PV]
» Eco 16 Ikarus
» que sait-on vraiment de scootaloo ?
» 3gx et bestx
» Warbird P-40 mini de HobbyKing

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
cнιldreɴ oғ ɢoтнαм :: Nouveau Gotham :: Iceberg Lounge-
Sauter vers: