cнιldreɴ oғ ɢoтнαм


 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Thé & Souvenirs [Jaina]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Thé & Souvenirs [Jaina]   Mar 15 Déc - 21:33

Pays du Merveilleux ... Joli pays des oiseaux bleus. Où les enfants rêvent d'aller tout en fermant les yeux. Qui ne se souvient pas des délicieuses paroles de ce conte d'Alice au Pays des Merveilles du film de Disney ? Jervis Tetch connaissait tous ces merveilleux détails, il était tellement passionné par Alice au Pays des Merveilles qu'il en avait apprit toutes les comptines, les dialogues, et même les différentes versions qu'on pouvait voir à la télévision. Bien sur, cela provoquait pas mal d'énervements quand Jervis réquisitionnait la télévision dans la salle de détente d'Arkham. Mais qu'importe, Tetch connaissait tout de Lewis Carroll et de son univers, il connaissait parfaitement tout, et il en tirait avantage pour ses propres crimes. S'affairant dans le Storybook Land, avec un sac sur l'épaule qui contenait des affaires personnelles, l'ancien parc d'attractions des contes littéraires semblait tristement vide, comme complètement oublié. Le Chapelier Fou venait de réquisitionner avec sans gêne le domaine d'Alice au Pays des Merveilles, après tout, si plus personne n'y vient, autant le prendre comme point de départ pour un nouvel âge d'or de la criminalité. Improvisant un thé fou, Jervis sortit un petit réchaud à gaz et une bouilloire dans l'optique de préparer son propre thé tandis qu'il patienterait tout en regardant l'heure. Alors qu'il venait de prendre place à la table du Chapelier Fou, dans un des fauteuils-décor du lieu, Jervis attendant tout en grognant et en réfléchissant sur les possibilités qui s'offraient à lui. Oswald Cobblepot l'avait déçu, hors, il fallait qu'il reprenne ses esprits et qu'il redevienne le même qu'avant, qu'il redevienne celui qu'il fut et non celui qu'il est, afin que toute chose puisse retrouver normalité dans le délirant monde du Chapelier Fou. D'habitude, Jervis voyait en Oswald Cobblepot le rôle du Dodo, celui qui organise autour de lui et celui qui manipule les autres dans une danse complètement folle. Car oui, le Dodo était un cinglé qui entrainait les autres tout en restant sain, intouché. Et le Pingouin était l'habile maitre de cérémonie. Alors que Tetch se blottissait dans son petit fauteuil, il oublia très vite le Pingouin quand son thé chaud fusse prêt. Maintenant ses pensées se tournaient vers Alice, délicieuse Alice, horripilante Alice, adorable petite Alice, vilaine petite peste d'Alice. Il l'aimait et il la détestait, il l'appréciait et il la reniait alors que son humeur changeait tout le temps. Pour le moment, Jervis ne voulait qu'une chose, retrouver sa douce Alice qu'il a jadis perdu, celle qui avait passé un si bon moment avec lui, celle qui avait toujours apprécié cette douce journée au parc d'attractions avant de lui briser le cœur avec un flegme sans remords. Et puis Jervis l'avait tué quelques années plus tard, mais ça, c'était le genre de détails que Tetch se refusait de garder en tête. Il devait juste changer les choses, il devait tout fixer à nouveau. Sortant son sachet de thé personnel, le Chapelier s'imagina qu'il avait des gens autour de lui, tous sur les chaises inoccupées, comme si le Chapelier s'imaginait faire une déclaration en public. Buvant son thé chaud et après avoir incorporé son sachet de thé personnel, constitué de nombreuses drogues, Mad Hatter prit soudain la parole.

"Chers amies et amis, je me dois de présenter mes excuses. Je regrette, vous n'avez rien compris. Mes plus sincères excuses. Il n'est pas rare que je m'emporte. En buvant ce thé, vous vous sentirez mieux, promis. Grâce à cette infusion spéciale, vous retrouverez votre endroit favori."


Mais aucun des convives ne boirait jamais quoique ce soit dans ce que Jervis venait de préparer puisque personne n'était à table. Tout cela n'était qu'un énième délire de Jervis Tetch qui s'imaginait avoir en face de lui l'ensemble du Gang du Pays des Merveilles. Tweedle-Dee, Tweedle-Dum, la Charpentière, le Morse et tous les autres qui avaient déserté le gang quand les cousins Tweed avaient tenté d'assassiner le Chapelier Fou. Manque de chance pour eux, Tetch avait de la ressource à ce sujet-là. Observant dans le vide le public imaginaire, le Chapelier Fou sortit une petite boite avec une mention "Thé spécial Clair de Lune", un mélange qui permettait au Chapelier Fou de se sentir bien, emploierons-nous le terme de drogues ? Cela dépend. Le Chapelier dispose de nombreux sachets de thé, pour ses humeurs, pour ses rêves, pour ses besoins en terme de réfléchir, combattre, ou même prendre du cœur à certains de ses ouvrages, mais essentiellement, son thé personnel lui permet de rêver à des choses bien plus joyeuses que cette triste réalité qui pourrissait Jervis. Pour tout dire, Tetch aimait se replonger dans ses souvenirs, avec une certaine nostalgie. Regardant son public avec un certain regard sévère, Jervis dit d'une voix grave en regardant les amis imaginaires qui l'entourent.

"Là, j'ai besoin d'être seul. Le premier qui me dérange, je l'étripe."


Et d'un coup de tête, les êtres imaginaires s’effacèrent pour de bon, purs produits de ses délires, Mad Hatter se retrouva seul, comme toujours, comme à chaque fois. Buvant son thé, Tetch se replongea avec une certaine tristesse dans la nostalgie d'un temps qui n'existe plus. Certains moments de notre vie semblent gravés dans la mémoire comme s'ils y'étaient inscrits au fer rouge. Ils sont si vivants ... Comme un film qu'on peut revoir encore et encore. Si plaisants, si concrets qu'on croirait l'instant présent. Un rêve à vivre, qu'on peut traverser à cloche-pied. Dans lequel on est un chevalier en armure, grand et fort sur son destrier blanc et où le monde qui vous entoure semble n'exister que pour vous. Certains jours, la perfection se cache dans le moindre détail, la manière dont le sucre fond sur la langue, le reflet du soleil dans l'eau, la légèreté de sa main dans la tienne. Une journée aussi parfaite ne devrait jamais finir.
Et soudain la sordide réalité ressurgit.
Jervis Tetch était bien seul, seul et sans le moindre repère dans cette ville qu'il a abandonné il y'a longtemps. Maintenant, il était de retour oui, mais cette ville lui semble tellement moche, tellement grise, tellement inintéressante qu'il se demande pourquoi est-il revenu au fond. C'est alors que la pensée lui revint. Gotham City avait baigné son âme d'un petit quelque chose, un petit quelque chose qui rappelait à Tetch ceci : Qu'il était bon de rentrer chez soi. Gotham City était son foyer, l'unique. Et tandis qu'il était assis là, plongé dans ses pensées et à boire son thé, il ignorait qu'une ombre se rapprochait de lui à grande vitesse. Une ombre qui allait très certainement lui apporter une certaine satisfaction ? Ou une grande colère ?
Revenir en haut Aller en bas
Jaina Hudson
Citizen
Citizen
avatar

Nombre de messages : 83
Votre âge : 19/10/1995
Localisation : Midtown
Emploi : Organisatrice de soirée / gala

MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Mer 16 Déc - 10:55

Je suis assise sur mon divan, je lis un livre que je n'avais pas lu depuis longtemps. Alice aux pays des Merveilles. La dernière fois que je l'ai lu je devais avoir 14 ans, et je l'avais adoré, c'était mon livre préféré à cette période. J'en suis au passage du chapelier fou, je me souviens que ce passage me faisait rire. J'aurai aimé être dans le monde d'Alice, découvrir un nouveau monde et de nouvelles créatures.

Cette nostalgie me donne envie de vomir.

Tais-toi dont.

J'en ai marre que tu me dises de me taire, je ne suis pas là pour qu'on me dise « tais-toi. ».

Alors tu es pour quoi ?

Tu me demandes vraiment ?

Je ne sais pas … Je …

N'en dis pas plus, on va essayer quelque chose.

Quoi ?

Je ferme mon livre et j'attends sur le divan. Elle vient de me dire quelque chose qui me laisse perplexe, oui je le suis. Qu'est-ce qu'elle veut bien essayer ? Elle est bien dans ma tête non ? Ou alors je crois que je rêve. Oui c'est cela je dois rêver. Je sens d'un coup une chaleur monter dans ma poitrine, presque étouffante. Je respire à grande bouffée par la bouche puis un mal de tête, comme je n'en ai jamais eu avant, me prends. Je pose mes mains sur mon crâne, je serre mes cheveux et je gémis de douleur. Une douleur s'empare de mes jambes, mes bras mais aussi mon ventre. Je perds l'équilibre et comme je ne faisais que de me crisper, je tombe au sol. Je manque de me cogner la tête à la table basse, ça n'aurai pas pu être pire que ce que je ressens en ce moment. Je me tortille sur moi-même et j'espère que ça va passer vite. Si c'est ce que White Rabbit voulait tester – quel nom stupide en plus – je me demande à quoi ça peut lui servir de me torturer.

« Arrêtes ça ! Fais que ça s'arrête ! »

Pas de soucis.

Tout d'un coup, la douleur devient plus forte et cette fois j'arrache un cri de douleur étouffé par le fait que j'ai dû mal à respirer. Je suffoque, je transpire. Je serre les yeux puis je les rouvres quand je sens des picotements sur ma main se rapprochant sur mon bras. Ma peau brune devient blanche et cette blancheur vient comme une vague sur mon bras pour aller jusqu'à moi. La douleur est telle que je me sens partir, je sens que je m'évanouie.


J'ouvre les yeux, je regarde le plafond et je me sens moi-même. Je souris de satisfaction. J'ai réussis. Je venais de me procurer le corps de Jaina, cela ne pouvait être que plus plaisant. Je me relève, je me sens divinement bien. Je me regarde, je suis dans mes habits. Sûrement grâce à ma première transformation. Faisons le point. Bottes blanches, ok. Culotte rose avec ponpon, ok. Corset blanc et rose, ok. Collier relier au corset, ok. Gants blancs, ok. Masque rose, ok. Cheveux blancs, ok. Il manquait une petite chose à vérifier. Je me dirige vers la salle de bain, je me regarde dans le miroir, je souris puis je regarde mes yeux, un rose parfait. Ma peau est bien blanche, bien la mienne. Je regarde la salle de bain puis je sors pour prendre la porte d'entrée. Il faut que je sorte maintenant, que j'aille m'aérer un peu, mais seulement je ne sais pas où aller. Et puis il ne faut pas que je sorte pas là, je vais sortir par le balcon. Je me dirige vers le balcon et mon regard croise le livre que Jaina était en train de lire. Ho mais oui … L'ancien Park d'attraction à son effigie. J'ouvre la porte fenêtre puis je l'a laisse à peine ouverte pour pouvoir rentrer plus tard. Une fois sur le balcon, je me rends compte que je ne vais finalement pas pouvoir passer par ici pour sortir. Putain d'immeuble à la con. Je fais demi-tour et finalement je prends une clé que je glisse entre mes seins. Je sors par la porte d'entrée et je me dépêche de sortir de l'immeuble sans me faire repérer.

J'ai dû bien courir 20 minutes, mais je cours très vite, et me voilà devant ce dépotoir. Au début tout le monde devait se dire « Wow c'est génial ! », maintenant ça a bien coulé. Plus personne n'y va. Cela ferait un reperd parfait pour moi, après tout je ne suis qu'un lapin blanc, je peux très bien me fondre dans ce décors d'Alice. J'entre dans le parc et je le visite du regard. Beaucoup de choses ont pris la poussière et d'autres choses se sont dégradés. C'est bien navrant. Je m'avance dans le parc puis j'aperçois à un endroit de la lumière. Il y aurait quelqu'un ? Je m'avance doucement puis je me cache derrière un énorme champignon. Je passe légèrement la tête et je vois une personne bouger, oui c'est bien une personne. Elle est de dos et elle semble être déguisée comme le chapelier fou. Cette personne doit être vraiment passionné ou bien tout simplement fou. Est-ce qu'il se pourrait qu'il soit ma première victime ? J'adorerai l'idée de pouvoir tuer ma première personne. Je passe autour du champignon pour rentrer dans le domaine de la dînette, de l'heure du thé du chapelier. Je m'avance vers la personne en souriant.

« Suis-je en retard pour le thé ? Il ne me semble pas, j'ai même l'air d'arriver au bon moment. »

Je m'avance un peu plus vers la table et je vois un peu plus la personne ainsi que son visage. Oh ben lui il viendra pas sur mon tableau de chasse du … Enfin vous voyez ce que je veux dire. Je le regarde en penchant un peu plus la tête.

« Vous m'excuserez, je n'ai pas de montre sur moi, je n'ai pas la notion du temps. »





Dernière édition par Jaina Hudson le Lun 18 Jan - 22:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Mer 16 Déc - 15:59

Le thé s'infuse, le thé se dilue, il laisse les rêves venir et s'en aller, il laisse l'être rêver et définir qu'est-ce que la réalité ou la vision. Sommes-nous vraiment des êtres humains, où ne sommes-nous que des images d'un monde perdu ? Des âmes mortes qui continuent à croire que tout ceci est bien réel ? Pire encore, et si nous n'étions que des rêves, des créations d'un cerveau tordu ? Qui était le véritable rêveur ? C'était bien la question que se posait Tweedle-Dee quand il croisa Alice de l'autre côté du Miroir. Notre vie est un ensemble de règles, on vous aime et l'on vous déteste, mais dans la folie, on peut imaginer les choses selon notre bon vouloir, et Tetch voulait sortir de cette imposition forcée d'une vie déjà toute tracée. Après tout, il n'a jamais demandé à être petit de taille, ni à subir les médicaments qui ont fait de lui ce qu'il était aujourd'hui. Mais qu'importe, la vie ne se résumait plus à ça de toute manière, Jervis Tetch connaissait les moyens pour planer dans des mondes que personne ne pouvait encore totalement découvrir, grâce aux nombreuses plantes médicinales et autres ingrédients, Jervis savait qu'il était un géant au pays des Merveilles, il savait qu'il était respecté, et plus que tout, il savait qu'Alice l'attendait, quelque part dans cette grande jungle de béton. Tetch s'y connaissait parfaitement en substances capables d'envoyer quelqu'un dans les airs, dans le rêve et dans la folie. D'ailleurs, ses décoctions faisaient jadis un certain tabac quand il était au sommet, en compagnie du Pingouin et de Black Mask. Il avait fait de superbes affaires, mais ce temps est hélas révolu ... Pour le moment. C'est alors qu'une chose des plus drôles survint, de cette matière inconnue qu'est l'ombre, surgit alors une belle créature. Peau blanche, cheveux blancs, et maniant le rose comme tenue. Mais l'idée la plus agréable et la plus imaginative à voir, c'était d'apercevoir ces jolies oreilles de lapin, avec cette petite queue touffue. Tetch oublia le fait qu'il désirait être seul. Prudence, alliée ? Ou ennemie ? Dans cette Gotham que beaucoup semblent apprécier, ainsi qu'adorer les vertus technologiques, il fallait se méfier de toute chose, et de ne pas être stupide au point de donner sa confiance à n'importe qui. Mais déjà, rien que le fait que cette personne semble s'intéresser aux lapins au point de se déguiser de la même manière qu'eux, cela ne faisait que donner envie à Jervis Tetch de la connaitre un peu mieux.

"Bien le bonsoir, très chère. Vous tombez pile au bon moment pour le thé."


Qu'est-ce qu'un bon moment au final ? Le Chapelier Fou ne connaissait plus vraiment les affres du temps, pour tout dire, aujourd'hui, demain, et hier n'avaient presque autant sens, il n'y avait que de l'amusement, du thé et Alice, Alice, et rien que cette chère et délicieuse Alice. Elle fit une allusion au temps, non, pas le temps, le Temps ! Avec un "t" majuscule, car le Temps est une personne qui n'a de cesse de croquer les minutes comme une gourmandise, détruisant tout sur son passage, les gens, les animaux et les objets. Nous ne sommes pas éternels, voila pourquoi au pays des Merveilles, le Temps est une notion abstraite qui peut avancer, reculer, et même aller sur les côtés, tout peut changer, en bien ou en mal, mais rappelons aussi que ces deux opposés n'existent pas. Il n'y a que la folie qui est présente au Wonderland, et cela, il fallait le comprendre. Comment prétendre vivre au pays des Merveilles quand on est pas fou ? La folie a plusieurs degrés oui, mais une fois qu'on le prend bien, on devient imperméable aux mauvaises nouvelles. Ainsi va la vie quand on est fou. Prenant une tasse de thé non loin de lui, Jervis prend alors la bouilloire avant de verser de l'eau chaude dans la petite tasse en céramique. Prenant bien soin de ne pas en renverser, et surtout de ne pas en mettre partout. Pour tout dire, boire du thé, c'était quelque chose de gracieux, de noble, de très anglais, on devait suivre un protocole, et puis, parfois, boire une boisson chaude, c'était aussi pour réconforter quelqu'un qui était triste. Cela remontait le moral non ?

"Quelle heure est-il au pays des Merveilles quand l'heure du Thé survient ? Non-sens très chère, vous êtes cordialement la bienvenue à cette table. Permettez-moi de vous dire que votre tenue est des plus appropriée pour cette rencontre nocturne. Mais j'imagine qu'avec ce temps glacial, vous devez avoir froid. Prenez, prenez un peu de thé, c'est mon thé spécial, ma spéciali-thé. Excusez ce jeu de mots des plus inconvenants, une Lady n'a pas à subir les blagues d'un sinistre criminel de mon genre."

Venait-il de dire criminel à l'instant ? Jervis ne s'en cacherait pas. Pour preuve, il en profita aussi pour sortir de son grand sac, un révolver à canon scié, un six-coups retravaillé qui faisait du dégât. Tetch n'aimait pas les armes à feu, il avait les armes en horreur, mais parfois, il fallait faire usage d'une certaine puissance de feu, surtout dans une ville où chats, lapins, et chauve-souris pouvaient être de terribles et coriaces ennemis. Jervis n'avait clairement pas peur de cette jeune lapine dévêtue frôlant la nudité plutôt que le doux pelage d'un lapin. Pour tout dire, la voir dans une telle tenue lui fit faire un grand sourire idiot, du genre vraiment idiot, pire, du type qui avait les sous-entendus partout et qui avait un esprit assez débridé sur la chose. Tetch adorait les jeux de mots, et il adorait aussi les allusions au sexe, mais cela restait cependant dans le domaine du courtois et de l’allégresse. Alors que le thé commençait à refroidir doucement, arrivant vers une nuance de tiédeur agréable. Tetch invita cordialement, de sa main gantée, la jeune femme qui se tenait non loin de lui, à venir prendre le thé et à prendre part à ce thé de fous improvisé, non sans garder un regard circonspect sur la personne en face de lui. Tetch n'avait pas peur, il était prudent, toujours. D'une voix douce et calme, Tetch se prit alors d'une certaine poésie Carrollienne pour saluer et amuser son invitée improbable.

"Il était grilheure ; les slictueux toves, sur l’alloinde gyraient et vriblaient. Tout flivoreux étaient les borogoves, les vergons fourgus bourniflaient."
Revenir en haut Aller en bas
Jaina Hudson
Citizen
Citizen
avatar

Nombre de messages : 83
Votre âge : 19/10/1995
Localisation : Midtown
Emploi : Organisatrice de soirée / gala

MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Jeu 17 Déc - 14:04

J'ai l'impression d'être dans un rêve, mais non le mien, celui du chapelier qui se trouve en face de moi. Il correspond au millimètre près à l'idée que l'on peut se faire de cet homme dans le cote de Lewis Carroll. Il lui restait à trouver la compagnie du lapin, aussi fou que lui, peut-être est-ce moi ? Je ne pense pas être aussi fou que ce lapin mais je suis comme je suis. Je suis une femme assoiffée de sang, de vengeance mais aussi je me nourris du malheur des autres. Étrangement, cela me fait rire. Lorsque je repense à la façon dont souffrait Jaina, cela me fait sourire et je me sens bien, comme une sorte d'apaisement. Je passe mes mains sur mes cuisses qui sont gelés mais je ne ressens pas le froid. Je n'ai ni froid et ni chaud. A moins que la température ne soit pas assez froide pour moi.

« Bien le bonsoir, très chère. Vous tombez pile au bon moment pour le thé. »

Je lui souris et je viens m'asseoir à sa table, je vais au bout de la table. Tous les deux nous sommes maîtres. Je passe mes mains sur la table pour toucher la nappe sale et grise à cause de la poussière. Mes gants accrochent la poussière et je peux voir des traces de doigts sur la nappe redevenant un peu plus blanche. Je frotte mon pouce et mon majeur pour en retirer la saleté et je regarde le bazar pensant sur cette table. Des tasses empilées, certaines sont même cassées, des théières un peu partout, des serviettes usagés ou à moitié propre à cause de la poussière. Un vase au centre de la pièce présente un bouquet de fleurs, mortes.

« Quelle heure est-il au pays des Merveilles quand l'heure du Thé survient ? Non-sens très chère, vous êtes cordialement la bienvenue à cette table. Permettez-moi de vous dire que votre tenue est des plus appropriée pour cette rencontre nocturne. Mais j'imagine qu'avec ce temps glacial, vous devez avoir froid. Prenez, prenez un peu de thé, c'est mon thé spécial, ma spéciali-thé. Excusez ce jeu de mots des plus inconvenants, une Lady n'a pas à subir les blagues d'un sinistre criminel de mon genre. »

Mon regard se porte vers lui à l'instant où j'entends « sinistre criminel ». Ca devient intéressant. Il n'est donc pas un simple fou qui se prend pour le chapelier et attend que je vienne l'égorger, il est un fou mais aussi un criminel. Je penche légèrement la tête en lui souriant, ne disant rien. Il sort d'un grand sac un revolver. Cela devient sérieux. Je me lève doucement et je me déplace vers lui. Une fois à sa hauteur il me propose une tasse de thé. Je prends la tasse et je l'a porte à mes narines pour sentir l'odeur. Je ne crois pas que j'aime le thé. Je porte la tasse à mes lèvres et je les trempe dans le thé pour goûter et j'en profite pour en prendre une gorgée.

« Il était grilheure ; les slictueux toves, sur l’alloinde gyraient et vriblaient. Tout flivoreux étaient les borogoves, les vergons fourgus bourniflaient. »

Je le regarde en souriant et en avalant le breuvage avec difficulté. Je pose la tasse un peu plus loin, trouvant le thé pas du tout à mon goût.

« Alors … Chapelier, vous êtes un vilain chapelier ? Je vous trouve bien plus intéressant ainsi que lorsque je vous ai vue pour la première fois il y a de ça cinq minutes. »

Je m'assois sur le bord de la table en croisant mes jambes et je le regarde, toujours avec le sourire.

« Voyez-vous, Chapelier, vous m'intéressez beaucoup. Je suis sûre qu'ensemble nous pourrions faire des ravages dans Gotham City et rendre jaloux bien des gens. »

Je me penche vers lui, je regarde sa cravate puis je relève les yeux vers lui.

« Nous sommes pareils, Chapelier. Nous vivons dans le même monde et je suis prête à vous suivre. Dites moi quels sont vos fantasmes. »



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Ven 18 Déc - 0:14

Jervis avait du charme, un grand charme qui satisfaisait les demoiselles et qui ravissait les jolis dames. Bien sur, Mad Hatter avait des gouts personnels assez exquis, de jeunes femmes blondes qui pouvaient servir d'Alice à ses idées personnelles. Puis, quand elles faisaient beaucoup trop de chahut, ou quand elles pleuraient un peu trop, ça finissait toujours très très mal. Parfois, un simple couteau changeait bien les choses, et le Chapelier Fou ne tolérait pas qu'Alice puisse être une enfant pleurnicheuse, pire encore, qu'elle insulte la mémoire d'Alice. Jervis se comprenait parfaitement à ce sujet. La véritable Alice qu'il avait aimé était morte, il l'avait tuée avec un fer à repasser, mais c'était normal ! Après tout, Mad Hatter voulait la véritable Alice, celle qu'il avait aimé, et non pas celle qui avait vieilli, prit des rides et qui sentait le tabac. Jervis voulait retrouver ce jour parfait, ce jour frabieux où il fut vraiment heureux, hélas, on ne revient jamais en arrière, mais on peut tout faire pour faire revenir ces tendres moments parmi nous. Regardant avec un certain intérêt la crinière blanchâtre de la jeune femme habillée en lapin, Tetch ne pouvait s'empêcher de faire le parallèle avec le Lapin Blanc, et comme elle collait parfaitement au délire du Chapelier Fou, elle pouvait clairement être une Alice potentielle, excepté qu'elle n'avait pas la bonne couleur de cheveux. QUETCHI ! Cela pouvait être teint en blond, et ce sera même plus propre que sur du pelage noir. Elle était trop grande ! Non ! Elle avait la taille nécessaire. Elle a une couleur d'yeux qui n'est pas bleu ! Certes, mais les progrès techniques peuvent améliorer cela non ? Avec un certain sourire, Tetch répondit à la jeune femme.

"Vous devriez faire une belle coupe de cheveux, ils sont trop longs à mon gout, et vous pourriez être Alice si cela vous dit, je dis ça, je ne dis rien."


Douce allusion au fait que pour Tetch, toutes les femmes peuvent prétendre être des Alice en puissance, mais hélas, elles n'auraient jamais la même beauté, la même histoire, la même pensée que l'originale. Hélas pour elles, la plupart, environ 90% mourrait dans les bras du Chapelier Fou. Les autres avaient la chance d'être sauvées par un justicier. Elle venait de boire du thé, du thé spécial "Clair de Lune", pour les petits rêves presque amusants, pour des rêves merveilleux qui faisaient planer. Quand on s'habitue à en boire, on en devient presque imperméable, mais pour tout dire, Tetch se laissait voguer sur les ailes de la vapeur d'un narguilé, la drogue, c'est ce qu'il faut pour atteindre un haut niveau d'ouverture, pour mieux ensuite, contrôler les esprits. Après tout, contrôler les cerveaux, contrôler les gens, c'était le rêve de tout et n'importe quel gouvernement, l'art de voir et de savoir, ça se monnaie à prix d'or, surtout dans ce beau et grand pays que sont les Amériques, du nord, du centre et du sud, en fonction des gouvernements. Tetch ne répugnait pas à travailler pour tel ou tel gouvernement, du moment que cela paie bien. Tetch avait bien travaillé pour le Généralissime Lee, du Vietnam. Cet homme avait un gout particulier pour les petites filles de moins de douze ans, blondes bien sur. Et Tetch eut le grand honneur d'approvisionner l'Homme en question. Hélas, Robin, le garçon prodige avait tout ruiné et un joli séjour à Arkham en prime fut offert pour le Chapelier en guise de récompense. Mais revenons à nos moutons blancs, enfin ... Plutôt à notre lapin blanc.

"Nous pourrions travailler ensemble oui, nous le pourrions aisément, et nous pourrions le faire très bientôt. Cela me plairait, énormément. Mais je ne vous connais pas bien, pas encore, pas totalement et à Gotham City, faire confiance c'est un besoin nécessaire. Souvenez-vous de ce que disait Alice : Je ne peux pas vous dire qui je suis puisque je ne suis pas sur de le savoir moi-même."


Nouvelle référence à Alice in Wonderland, et tandis que le Chapelier Fou buvait aussi du liquide de sa tasse, Mad Hatter observa avec une certaine gourmandise le fond de la sienne avant de l'avaler d'une traite, tout sourire. Les effluves commencent à s'agiter, doucement, calmement. Le chapeau l'aiderait à garder une certaine emprise sur les choses, en attendant, c'était la demoiselle White Rabbit qui allait connaitre les douceurs de la drogue et de certaines petites choses plus délicates. Nooon pas ça ! Elle était trop vieille, mais si elle se disait être le Lapin Blanc d'Alice, elle apprécierait surement la petite dose d'hallucinogène qui était dans le thé. Tetch en avait bu lui aussi, et Rabbit aussi, et ils allaient s'envoler jusqu'à la Jamaïque avec ce qu'ils venaient d'ingurgiter, carrément et sans herbes à fumer ! Les yeux commençant à s'abaisser, Tetch ricana doucement avant de reprendre d'une voix plus douce, alors que la jeune femme s'était penchée vers lui. D'un geste, il posa une petite puce contre le crâne de la jeune femme. Celle-ci allait très vite comprendre que toute chose peut survenir au Pays des Merveilles, surtout quand un Chapelier apparait.

"Des fantasmes ? Nous sommes déjà des fantasmes incarnés, pour les hommes, pour les femmes, et surtout pour Alice. Maintenant, nous allons voguer sur la Mare des Larmes, sentir les odeurs du chaudron de la Duchesse et nous envoler vers Wonderland, là où toute féerie peut exister. Vous sentez-vous quitter ce monde infect, très chère ? Doucement, mais surement, vous commencez à glisser ... Doucement ... Fermez les yeux. Tihihihi."


Un monde de délire, un monde de folie, un monde imaginé par deux êtres qui allaient partager une expérience grâce au cerveau de Tetch et à son chapeau. Les deux pensées allaient s'unir pour vivre un moment merveilleux, mélangé à la drogue et à la technologie du Chapelier Fou. Un monde où tous les deux, pourraient mettre leurs fantasmes et leurs désirs dans un rêve presque absurde, le tout grâce à la drogue.
Revenir en haut Aller en bas
Jaina Hudson
Citizen
Citizen
avatar

Nombre de messages : 83
Votre âge : 19/10/1995
Localisation : Midtown
Emploi : Organisatrice de soirée / gala

MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Lun 21 Déc - 22:26


Il critique ma coupe de cheveux, me demande d'être Alice. Je ne lui ressemble en rien à cette blondinette. Je lui souris alors qu'il affirme que l'idée de travailler ensemble lui convient. J'en suis plutôt ravie. Je commence seulement à prendre possession du corps de Jaina et me voilà déjà avec un potentiel allié. Bien-sûr je reste sur mes gardes, on ne sait jamais à qui on a affaire et surtout pour cet homme, le chapelier. Ce n'est pas pour rien que l'on dit qu'il est fou et celui-ci l'est particulièrement. Je le regarde lever sa main dans ma direction, j'ai un léger mouvement de recule et il pose sur mon front quelque chose ressemblant à une puce. Mais pour quoi faire ?

"Des fantasmes ? Nous sommes déjà des fantasmes incarnés, pour les hommes, pour les femmes, et surtout pour Alice. Maintenant, nous allons voguer sur la Mare des Larmes, sentir les odeurs du chaudron de la Duchesse et nous envoler vers Wonderland, là où toute féerie peut exister. Vous sentez-vous quitter ce monde infect, très chère ? Doucement, mais surement, vous commencez à glisser ... Doucement ... Fermez les yeux. Tihihihi."

Je le regarde, je ne comprends pas très bien. Je me lève et je recule même, il est vraiment fou ce type. Je me retourne comme pour faire demi-tour mais je vois un champignon géant changer de couleur, il passe du gris au bleu puis au rose. Je regarde le sol et je crois que les graviers deviennent de l'herbe. Que ce passe-t-il ? Je … Je crois que je me sens bien. J'inspire et mes yeux se ferment lentement mais automatiquement. Je tends les bras comme si je voulais tomber au sol, en arrière, mais j'arrive à me retenir. Lorsque que je r'ouvre les yeux, je vois un monde rose, blanc, féerique, un monde merveilleux en réalité. Je crois que je suis vraiment dans le pays des merveilles d'Alice. Je me tourne vers le chapelier, je crois que sa tête est plus enfantine, plus grosse et plus douce qu'auparavant. Je tourne mon regard vers mes mains, j'ai l'impression d'avoir des pattes de lapin à la place des mains. Instinctivement, je rigole et je déambule jusqu'à la table où les vapeurs roses de thé et d'eau chaude s'évaporer des théières. Je m'appuie sur la table, ma tête se fait lourde puis légère puis lourde puis légère puis je lève les yeux face à moi et je vois une ombre, je vois Jaina qui me regarde, un air débattu. Je penche la tête sur le côté en rigolant puis je fais le tour de la table pour me rapprocher d'elle. Je viens lui caresser la joue avec ma patte de lapin et elle recule.

« Pourquoi tu recules ? On est bien là, je ne te veux aucun mal ... »

Elle me regarde en arquant un sourcil, comme si je lui étais inconnu ou comme si elle ne comprenait pas mon état. Je ne sais pas ce qu'elle pense en réalité. Et puis merde, qu'est-ce qu'elle fout ici ? C'est mon pays, c'est ma nature, c'est mon monde rose, blanc, jaune, bleu, vert et violet. Elle n'est qu'une tâche dans ce monde éternel, dans ce monde merveilleux. Dans mon monde, si l'on est pas sur la même longueur d'onde, tu crèves. Je m'avance brutalement vers elle, je lui empoigne les cheveux. Elle crie et je ris, je ris … Je fracasse sa tête contre la table en faisant des vas-et-viens violents, peut-être trois ou quatre. Je l'a lâche ensuite en arrière. Son front est éclaté, elle saigne, beaucoup, je crois. Je souffle sur ma patte pour retirer les cheveux et je l'a passe sur mon front pour retirer quelques gouttes de sueurs. Je souris puis je souffle d'apaisement. Je viens de tuer mon double pour de vrai ou était-ce qu'un rêve ?

Je regarde le chapelier maintenant, je le regarde et j'ai envie de l'égorger mais je crois que je n'ai pas le droit. Je viens m'asseoir à sa table, en rigolant, et je viens en bout de table. Nous sommes face à face et je souris, je suis bien, je regarde les nuages passer ainsi que des lapins qui sautent de champignon en champignon, lentement mais en harmonie. 



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Jeu 31 Déc - 15:56

Les expériences de Jervis Tetch en la matière étaient les meilleures qui soient. Le contrôle des cerveaux par la drogue, ça c'était du travail de longue haleine et fort heureusement, Tetch pouvait comprendre, voir, et ressentir la douleur de sa nouvelle victime. Grâce à la puce, il pouvait vivre le rêve de la jeune femme, il pouvait interagir avec elle, et surtout, il pouvait lui montrer comment il voyait le Pays des Merveilles, joyeux et terriblement dangereux. Ainsi la jeune lapine avait un beau cas de schizophrénie. Tetch n'avait pas vu la personne, ni son visage, mais il se doutait de cette présence double dans le crâne de cette femme lapine. Il savait qu'elle avait un autre côté, un côté moins délirant que l'actuel. Intéressant, fortement intéressant. Et Jervis saurait peut-être en tirer quelque chose plus tard ? On verra cela avec une très grande curiosité, mon cher chat de Cheshire. Alors que les flots s'écoulaient doucement et que la mer des larmes rayonnait d'une eau bleue et vive, le Chapelier Fou avait dressé sa table de pique nique sur le sable chaud et blanc. Il était quelle heure au fait ? Minuit ou midi ? Après tout, il y'avait la Lune d'un côté, et le Soleil de l'autre. Le temps n'a vraiment, mais vraiment aucune importance dans ce monde onirique si délicieux, et après tout, tout ça n'était que la propre création de cette chère femme-lapin qui tirait de ses souvenirs, cette vision de Wonderland. Il manquait quelque chose néanmoins, mais c'était déjà pas mal. Jervis Tetch lui, était aux anges, il attendait patiemment que tout se passe comme prévu, et qu'elle puisse sombrer dans la folie la plus sauvage. Serait-ce fait ? La question ne tarderait pas à être résolue.

- "Le chaud soleil d'un jour d'été scintillait doucement. Et sur la mer aux vagues bleues s'ébattait Monsieur Vent. C'était curieux car c'est inouï ... Ça s'passait à minuit."


Tetch illuminait la soirée-journée avec une de ses chansons personnelles. Bien sur, Alice au Pays des Merveilles regorgeait de musiques et de danses toutes plus aussi joviales les unes que les autres, et alors que le Chapelier chantait, voila que le Dodo entame la danse saugrenue non loin de la table du Chapelier, avec tous ses amis des mers, crustacés et autres poissons amusants. Mais le Chapelier n'était pas fan du Dodo, pour sa part, il préférait s'occuper de gérer le côté belliqueux de son invitée nocturne. Elle venait de tuer sa chère copie d'elle-même, son propre reflet. Aucune idée si cela détruira son double dans la réalité mais il y'avait peu de chances. Tout ceci n'était qu'un rêve, un rêve extraordinaire, et le Chapelier, après tout, n'était pas vraiment là lui non plus. Non, tout ça n'était que le fruit de la pensée de White Rabbit, ce qu'elle voulait vraiment, mais avec un petit peu d'aide pour réveiller ses instincts les plus hostiles, et Tetch savait y faire pour séduire les belles âmes. Elle s'installe à côté du Chapelier, les regards se toisent, on s'observe, on se sourie mutuellement, et bien sur, tout cela découle d'une certaine folie à garder les choses calmes alors que l'on vient d'assassiner quelqu'un en lui explosant le crâne contre une table. Fichtre, le sang aurait du mal à partir au lavage.

- "Il est temps ma chère amie, de parler de meurtres, de sadisme, et de crimes coquins, dont toute votre pensée est un."


Tetch n'ignorait pas ce qu'elle avait fait il y'a quelques minutes, enfin, était-ce le vrai Jervis Tetch dans sa tête ? Ou une simple image de son propre chef pour contrôler et pour diriger Rabbit dans un lieu encore plus meurtri que la réalité ? La folie lui va si bien quand elle écrase un crâne humain. Mad Hatter connaissait un large éventail de drogues qu'il avait lui-même synthétisé pour faire ses propres recherches sur le comportement humain, et White Rabbit avait en elle, les germes d'un comportement des plus meurtriers, il fallait néanmoins la pousser à bout pour y'arriver. Le Chapelier n'était pas quelqu'un qui rêvait tout simplement de tuer des gens pour combler ses rêves bizarres, non. Tout ce qu'il voulait, c'était trouver les potentiels candidats pour fleurir cette ville, pour semer les graines de son futur Pays des Merveilles pour très bientôt. Et pour tout dire, il se ferait une joie de se faire un Lapin Blanc en la personne de la personne avec qui il discutait en ce moment-même.

- "Votre première question sera de vous demandez si tout cela est bien réel. Le suis-je ? L'êtes-vous ? Le cadavre l'est-il ? Cela dépend uniquement de ce que vous croyez. Quant à moi, je ne suis qu'une image de l'émetteur du chapeau que je porte dans la réalité, je suis là pour guider le lapin blanc vers une sortie des plus honorables. Bienvenue sur la pente de la folie, et vous avez réussit le premier test avec un brio sublime ! Mes sincères félicitations."


Dit-il en savourant sa tasse de thé, avec un grand sourire des plus enjôleurs. Tetch tendit alors aussi une tasse de thé, non piégée cette fois, après tout, c'était un rêve. Un rêve extraordinaire dans lequel elle pourrait faire ce qu'elle voulait. Où elle pouvait diriger les choses selon sa propre envie et ses propres désirs. Rien de moins, rien de plus.
Revenir en haut Aller en bas
Jaina Hudson
Citizen
Citizen
avatar

Nombre de messages : 83
Votre âge : 19/10/1995
Localisation : Midtown
Emploi : Organisatrice de soirée / gala

MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Dim 3 Jan - 18:39

Assise, je regarde le ciel et les lapins blancs voler pour atteindre le nuage suivant. Le plus difficile pour ces lapins n'est pas de sauté, c'est d'arriver sur le nuage d'en face sans se faire tuer. En effet, certains volait et se faisait tuer, une balle dans l'estomac, dans l’œil ou dans le cœur. Les gouttes de sang je les suivais, elle tombait lentement dans une tasse de thé. Ça faisait « plic plic plic » doucement, comme si la goutte prenait le temps de tomber. C'est étrange, du sang qui tombe du ciel parce que des lapins volent de nuage en nuage. Une fois le lapin atteint, tué, il s'évapore, devant à son tour un nouveau nuage, difficile à atteindre. L'odeur du sang parvint jusqu'à mon nez, je sens le sang qui boue dans une tasse de thé et le sang de Jaina. Je tourne la tête et je regarde sur la nappe les traces de sang que Jaina a laissé lorsque je lui ai explosé le crâne. C'était jouissif, mais était-ce appétissant ? Je ressens l'envie d'y goûter, mais en même temps c'est mal, que dirais Alice si elle me voyait faire. Je suis le lapin blanc, elle a confiance en moi, si elle me voyait goûter du sang humain elle se méfierai de moi. Je sens quelque chose sur ma nuque, je baisse la tête et je vois une montre à gousset pendre à mon cou, une montre dorée qui est maintenu par une chaîne dorée. Je l'a prends dans ma patte de lapin et je la regarde, il y a 12 aiguilles, de la même taille, et elles indiquent toutes un chiffre, une heure. Mais oui, la notion du temps n'existe pas … Ou bien est-ce mon imagination qui ne veut pas se retrouver dans le temps ? Je ne sais même plus ce que je dis.

"Il est temps ma chère amie, de parler de meurtres, de sadisme, et de crimes coquins, dont toute votre pensée est un."

Je lève la tête vers le chapelier fou, il vient de m'adresser la parole.

"Votre première question sera de vous demandez si tout cela est bien réel. Le suis-je ? L'êtes-vous ? Le cadavre l'est-il ? Cela dépend uniquement de ce que vous croyez. Quant à moi, je ne suis qu'une image de l'émetteur du chapeau que je porte dans la réalité, je suis là pour guider le lapin blanc vers une sortie des plus honorables. Bienvenue sur la pente de la folie, et vous avez réussit le premier test avec un brio sublime ! Mes sincères félicitations."

Il sourit et me tends une tasse de thé. Je l'a regarde et je repense aux gouttes de sang tomber dans une tasse, mais je ne sais plus laquelle. Est-ce que le monde où je suis est réelle ? Je ne sais plus. Est-ce que ce pauvre type m'a drogué ? Je ne le sais pas. Je voudrai le savoir mais je ne sais pas. Mon cerveau, mon esprit ne pense qu'à cela, je ne sais rien, j'aimerai savoir. Je fixe sa tasse, peut-être qu'il a mit quelque chose dedans ? Néanmoins il m'a félicité. Le cadavre est-il vrai ? Je penche la tête, Jaina a disparu. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il a un agent qui nettoie tout ici ? Est-ce que le jabberwocky est venu manger Jaina ? Je me lève subitement et je dévisage ce chapelier. Je tape dans la tasse pour lui retirer des mains et la laisser tomber sur la table. Ma patte chauffe, elle ne brûle pas car la fourrure empêche la chaleur de s'initier à ma peau. Je penche doucement la tête sur le côté comme si je cherchais à trouver en lui une autre facette, un autre visage.

« Qu'est-ce que vous me voulez ? Qu'est-ce que vous cherchez à faire ? »



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Jeu 7 Jan - 17:09

"Ce que je cherche à faire ?"

Le Chapelier émit un léger gloussement amusé pour tout dire. Elle n'avait pas encore compris ? Le Chapelier n'était nullement responsable de ce qui se passait pour le moment, en fait, il pouvait accepter le fait qu'il ait drogué la jeune fille, mais le rêve qu'elle faisait, c'était bien elle qui le faisait, et qui en acceptait les couleuvres avec une aisance presque divine. Elle acceptait de devenir ce qu'elle était au plus profond d'elle-même. Tout cela n'était qu'un rêve, et le seul moyen de mettre un terme à cette rêverie, était d'accepter de s'auto-mutiler, ou bien d'arriver à se réveiller ? Ou encore même de mettre un terme aux démons intérieurs qui peuplaient cette pauvre jeune femme. Qui devait exister ? Jaina ou Rabbit ? Qui devait avoir cette chance d'être la personnalité dominante ? Qui devait avoir la chance de devenir une entité à part entière ? Mais elle pouvait avoir le choix de garder les deux après tout, c'était ses choix, bien que Mad Hatter avait une tendresse particulière pour la dame aux lapins. La tasse du Chapelier tombe à terre, et disparait, comme si elle n'avait jamais existé. Jamais. Tetch sourit, comprenait-elle enfin la règle de ce petit jeu de dupes ? La règle, il n'y en avait aucune, seule la folie était la règle omniprésente, et le Chapelier Fou y obéissait scrupuleusement. Mais gare aux faux-semblants, Tetch n'était pas le Joker, et Mad Hatter avait certaines exigences dans le monde du crime, ce qui faisait sa grande marque de fabrique.

"Gotham City mérite vraiment une nouvelle classe de criminels, depuis que ce pauvre Joker est mort. Et je pense que nous pourrions faire quelque chose de plus ... Théâtrale si vous voyez ce que je veux dire."


Regardant autour de lui, Mad Hatter ne pouvait s'empêcher que d'observer cette pauvre jeune femme. L'image du Chapelier tendit alors un couteau, aiguisé et terriblement pointu. Un couteau pour terminer ce qui doit être commencé. Ou bien l'inverse, ou le contraire, exactement ! Quel terrible choix contraire ? Le plus drôle sera de voir sa tête quand elle devra accomplir ce que le Chapelier avait en tête. Est-ce que ça laisserait des marques une fois de retour dans la réalité ? Pas physiquement dirons-nous. Mais du choix, elle en avait plein. Le Chapelier eut alors un très mauvais sourire, un sourire presque monstrueux pour un être aussi petit que lui. Un sourire idiot, mais malsain, un sourire qui découvrait ses horribles dents déformées par des années de mauvais traitements à l'asile d'Arkham.

"Comprenez-vous la nouvelle ère du crime qui s'annonce ? Nous avons tant à accomplir, Alice. Nous avons tant à voir et à dérober dans cette petite ville si moche, si horrible, si laide, et grâce à votre aide, nous pourrions en faire un Wonderland magnifique, idyllique, tendre et béat de laideur. J'ai besoin de vous, Alice, besoin de votre aide."


Tetch avait de trop vastes projets, et dans la plupart des cas, il s'arrangeait lui-même pour foirer ses propres projets sans le faire exprès. Jervis était un parfait idiot qui s'amusait à refaire les mêmes erreurs, rien de plus, rien de moins, mais à chaque fois, sa folie redoublait en plus du génie technologique qu'il était. Oui, Tetch était un génie, mais comme disait Aristote, tous les génies ont leur grain de folie, et Tetch ne faisait pas exception à la règle, loin de là. Observant avec une patience d'or les mouvements de la lapine, Tetch sentit qu'elle hésitait, qu'elle avait un choix presque délirant à faire. Se ferait-elle mal ? Se tuerait-elle ? Ferait-elle quelque chose d'impensable ? Ou bien refuserait-elle toute offre du Chapelier Fou et se lancerait-elle à la poursuite du Chapelier Fou à travers un Wonderland aussi délirant que dangereux ? Transpercerait-elle l'image du Chapelier avec le couteau pour se délivrer d'un rêve aussi fou qu'étrange ? C'était une possibilité. Mais Tetch espérait qu'elle n'en vienne pas à cette extrémité. Si elle devenait folle, alors ce serait le mieux pour tous, et rien de moins.

"Traverse le labyrinthe de la reine et passe au-delà du Miroir, Alice, et tu verras qui tu es au plus profond de toi. Juste, une, petite, chose dans un monde aussi gris et si terne que la réalité. Embrasse le pays des Merveilles, Alice. Ferme les yeux et obéis moi."
Revenir en haut Aller en bas
Jaina Hudson
Citizen
Citizen
avatar

Nombre de messages : 83
Votre âge : 19/10/1995
Localisation : Midtown
Emploi : Organisatrice de soirée / gala

MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Mar 12 Jan - 17:20

L'incompréhension, le regard noir, la rage, je sens beaucoup de sensations qui s'empare de moi. Moi qui croyais être dans un monde beau, un monde merveilleux comme celui d'Alice où tout est florissant, où des fleurs parlent, où des lapins sont des nuages qui traverse le ciel de nuage en nuage et s'ils se font tuer ils redeviennent poussières … Pourquoi tout d'un coup tout s'assombrit ?

"Ce que je cherche à faire ?"

Il émit un léger gloussement. Il rigole ? Vraiment ? Je le regarde, je sens un sourcil se lever comme si je m'interrogeais. Ma vision se fait de plus en plus sombre. Je regarde autour de moi et je vois les fleurs s'assombrir, pourtant elles gardent leurs éclats. Sur la table, la nourriture bouge toute seule comme si les bonbons avaient des pattes.

"Gotham City mérite vraiment une nouvelle classe de criminels, depuis que ce pauvre Joker est mort. Et je pense que nous pourrions faire quelque chose de plus ... Théâtrale si vous voyez ce que je veux dire."

Intéressant, il pense que tous les deux nous pouvons réaliser quelque chose de vraiment amusant, de vraiment fantastique et plein de fantaisie. Je pourrai prendre le temps d'y réfléchir mais je n'en ai pas vraiment besoin. Tout est déjà décidé, je veux voir Gotham brûler, je veux voir Gotham se réduire en cendre ainsi que ses habitants, plus faux les uns et les autres. Ce serait merveilleux de pouvoir sentir, de pouvoir toucher et respirer le sang des victimes. J'ouvre les yeux devant mes mains recouvertes de sang. Pourquoi ? Qu'ais-je fais ? Je fais un pas en arrière et je me rends compte que le cadavre de Jaina a réapparu devant moi. Mais alors, si je l'ai tué, si elle meurt, je meurs avec elle, non ? Je sens battre mon cœur à la chamade et je ne sais pas quoi faire pour arranger cette merde sans nom. Je relève le regard vers le chapelier, il me regarde avec un sourire sournois, tendant le manche d'un couteau pointu dans ma direction.

"Comprenez-vous la nouvelle ère du crime qui s'annonce ? Nous avons tant à accomplir, Alice. Nous avons tant à voir et à dérober dans cette petite ville si moche, si horrible, si laide, et grâce à votre aide, nous pourrions en faire un Wonderland magnifique, idyllique, tendre et béat de laideur. J'ai besoin de vous, Alice, besoin de votre aide."

A la description de ces lieux, je vis en face de moi le pays merveilleux s'assombrir bien plus qu'auparavant. Tout se mit à se faner, à devenir moche, laid, presque pourrissant voir pire. La lune est rouge e flamboyante. Pourquoi ma vision peut-elle changer ainsi à chaque fois qu'il parle ? Pourquoi mes pattes sont-elles redevenues tout d'un coup des mains ? Mes mains … Je baisse un peu plus le regard, Jaina n'est plus qu'un squelette, son crâne est fracturé, et pourtant je suis toujours là. Je ne comprends pas.

"Traverse le labyrinthe de la reine et passe au-delà du Miroir, Alice, et tu verras qui tu es au plus profond de toi. Juste, une, petite, chose dans un monde aussi gris et si terne que la réalité. Embrasse le pays des Merveilles, Alice. Ferme les yeux et obéis moi."

Je le regarde et je visualise en face de moi le labyrinthe. Que dis-je ? J'y suis carrément. Je regarde autour de moi, je suis coincée dans un labyrinthe. BORDEL ! Je déteste ces trucs à la con. Si je reste là je vais mourir et je sais que je n'en sortirai jamais. Je sens que je serre quelque chose dans ma main : le couteau du chapelier qu'il tenait, tantôt, dans sa main. Je refuse de vivre dans ce labyrinthe à la con, je refuse ce pays de merde, je refuse de vivre coincée comme tel. Je passerai par dessus cette connerie en traversant le miroir qui reflète ma vie. Je prends le manche à deux mains et je me poignarde. La douleur me surpasse, elle est même indescriptible. Je me tord en avant, je respire à grande bouffée pour me tenir envie quelques minutes. Je fini par fermer les yeux, ne pouvant plus tenir mes paupières.

Tout d'un coup la douleur se dissipe, je me sens légère et je me sens assez bien pour pouvoir rouvrir les yeux. Je regarde en face de moi, le monde des merveilles est-elle que je l'avais découvert la première fois, je me rappelle de quand je suis venue ici, quand j'ai vue e chapelier, quand je me suis assise sur la table, quand j'ai bu de son thé dégueulasse … Il m'avait drogué. Espérait-il que j'en sorte moi-même ? Il espérait que sa drogue, plus dangereuse qu'elle ne puisse paraître, marche sur moi grâce à ce qu'il me disait dans mon rêve au pays des merveilles, il espérait que j'en sorte. L'arme était donc fausse, mais comment ais-je pu avoir autant mal ? Par terre il n'y a aucune trace de cadavre.

Je suis là, White, je vais bien.

Je m'en fou, en fait.

C'est pas moi qui me suis faite droguée par un mec en chapeau.

Je regarde le chapelier, face à moi. J'ai envie de lui tordre le cou pour m'avoir fait ça. D'ailleurs j'avance vers lui, je pose mes mains autour de sa gorge, j'y mets une petite pression, je suis prête à l'étrangler de mes propres mains. Pourtant, son idée de vouloir s'allier, cette drogue affreuse, cruelle, est divinement géniale.

« Je ne te tuerai pas pour ce que tu m'as fait. J'accepte de m'allier avec toi, ta drogue est génial mais ne recommence plus jamais ça. Compris ? »

Je desserre doucement mes mains autour de son cou, je les retire et je m'écarte de lui. Si jamais il avait un gaz qui pourrait me droguer, tel qu'il l'a fait précédemment, je préfère l'éviter.  



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Mar 12 Jan - 18:49

Le rêve se dissipe. La brume se calme et les rêves s'effacent pour mieux revenir à la réalité, déprimante, et terrible réalité, si ennuyante, si triste, si ... Inintéressante. Le rêve se termine et le chapeau du Chapelier Fou s'arrête, la projection de Jervis Tetch dans l'esprit de la jeune femme était une belle réussite, comme toujours, mais il semblait qu'elle avait plus de répondant que prévu. Elle était intelligente, belle et surtout, dangereuse. Même prévisible dirions-nous. Le Chapelier n'était pas du genre à accepter que la petite demoiselle réussisse à se dépêtrer de ses pièges mentaux, oh ça non, et le petit accès de colère éructait de la bouche de Jervis Tetch. L'air était chaud, pour un mois de décembre, mais ça, c'était normal dans une ville comme Gotham City. La chaleur s'emmagasine dans le béton des villes, et ensuite, elle se libère pendant les nuits ou pendant les hivers, c'était la suite logique et inévitable de la présence humaine sur Terre. Cela n'empêchait pas Jervis Tetch d'être sérieusement en colère à propos de la réussite mentale de cette jeune femme. Il s'en doutait, mais intérieurement, les deux personnalités de la jeune femme, cette White Rabbit, était plus forte qu'elle n'osait l'annoncer elle-même. C'était injuste, terriblement injuste pour ce pauvre Jervis Tetch qui n'avait clairement pas mérité que l'on outre-passe ses merveilleux travaux et ses adorables petites drogues. Non, et la colère de Jervis était hélas bien proportionnelle à sa taille. Petite, et sans grande menace, malgré le ton employé et la colère qu'il semblait dégagé.

"Mais ça n'est pas possible ! Comment ? Comment ? Comment ? Pourquoi en est-elle sortie ? Pourquoi n'a t'elle pas accepté mon joli cadeau ? Pourquoi mon adoré Chapeau ? Pourquoi n'a-t'elle pas apprécié le beau cadeau que je lui ai fait ?"


Cette fois, ça sentait le sapin, ou encore mieux, le ragout de Chapelier façon cajun, et nul doute que ce ne serait pas du lapin que l'on servirait ce soir. Tetch était presque dans la mort, presque prêt à etre exterminé par une jolie lapine, aussi belle que dangereuse. Alors qu'elle pressait ses pattes touffues contre la gorge du Chapelier, elle avait été très rapide pour le coup, et Jervis Tetch ne s'était pas permit d'observer les défenses puissantes de son invitée à ses mains. Les chats ne se rongent jamais les griffes, et ils ne se les coupent jamais. Pareil pour les lapins ? En tout cas, elle avait tout de la chatte de Cheshire cette fillette. Tetch eut un grand sourire avant de reprendre tandis qu'elle étouffait le Chapelier Fou.

"Si ... Si fait !"


Elle lâche le Chapelier Fou. Elle ne le tuerait pas, elle accepte son idée d'alliance et Tetch sourit. Bien sur qu'il ne la trahirait pas. Pas maintenant, ni-même demain, ni après-demain, mais Tetch était toujours en train de suivre ses pires lubies et un jour, il la trahirait à nouveau. Le Chapelier Fou n'était clairement pas quelqu'un en qui on pouvait vraiment avoir confiance. Mad Hatter reposa son chapeau sur la tête, correctement, et il porta ses mains à son cou douloureux. Elle avait de la poigne cette jeune fille, Tetch adorait ça, ce petit caractère chez une femme, mais ça ne faisait pas très Alice. Non non non ! Elle ne pouvait pas être Alice, elle ne le pouvait décemment pas. Alice était douce et tendre, adorable et joyeuse. Elle, elle était trop virulente, trop dangereuse, et surtout, elle avait posé ses pattes autour du cou de Jervis Tetch. Mauvaise affaire, bien mauvaise affaire.

"Ne vous tracassez donc plus, très chère. Je vous promet sur ma vie que notre amitié ne sera pas éphémère. Voulez-vous un peu de thé vert ? Ou bien choisirez-vous quelque chose de moins austère ?"


Le Chapelier Fou parlait souvent en rimes, mais d'après ses médecins, c'était un système d'auto-défense pour ne pas avoir à supporter la réalité et les tracasseries qui entouraient Mad Hatter. Tetch n'aimait pas les conflits, ni-même les engueulades et les questions embarrassantes. Tout ça pour dire que le Chapelier Fou n'était qu'un pauvre ère, sans véritable but, aidé par sa propre folie, dans un monde qui lui échappait jour après jour. Et un jour, malheureusement, il s'en grillera très certainement le cerveau.

"Nous sommes amis, amis, amis. N'y a t'il rien de plus beau qu'un ami ? Et Alice ? Et le thé ?"
Revenir en haut Aller en bas
Jaina Hudson
Citizen
Citizen
avatar

Nombre de messages : 83
Votre âge : 19/10/1995
Localisation : Midtown
Emploi : Organisatrice de soirée / gala

MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   Jeu 14 Jan - 17:01

Mes mains s'étaient détachés du cou du chapelier et elles me faisaient mal. Je me souviens lui avoir virer la tasse des mains, je pensais que le train ne m'avait pas brûlé mais en réalité si, le thé avait traversé mes gants blancs, laissant paraître une tâche brunâtre ainsi que des mains brûlés à cause de ce thé brûlant. Je déteste le thé. Je hais le thé. Pourquoi je me suis alliée à ce type ? Parce qu'il est fou, il est cinglant, il est diabolique. C'est merveilleux, il a conçu une drogue absolument délicieuse bien que j'aurai pu le tuer à la seconde où je suis sortie de sa possession incessante qui aurai pu me conduire à la mort. Il faut néanmoins rester prudente, il ne faut pas aller trop loin, il ne faut pas lui dévouer une trop grande confiance.

"Ne vous tracassez donc plus, très chère. Je vous promet sur ma vie que notre amitié ne sera pas éphémère. Voulez-vous un peu de thé vert ? Ou bien choisirez-vous quelque chose de moins austère ?"

Je tourne mon regard vers lui, est-il vraiment sérieux ? Vient-il vraiment de me demander ça ? J'ai envie de l'étriper sur place rien qu'à entendre le mot « thé » sortir de sa bouche. C'est là que je sens quelque chose qui me dérange. Quelque chose que j'avais oublié et dont je ne prêtais plus vraiment attention. Je touche mon front du bout des doigts et je sens quelque chose coller à mon front. Je l'attrape, je tire fort, ça me brûle la peau mais le voilà entre mes doigts. Ce putain d'insecte électronique, cette puce qu'il m'a mit sur le front avant que je finisse par partir en délire à cause de son thé.

"Nous sommes amis, amis, amis. N'y a t'il rien de plus beau qu'un ami ? Et Alice ? Et le thé ?"

Je fronce les sourcils, je suis en colère et je n'arrive pas à ne plus les froncer tellement la colère prend le dessus. Je ne peux pas faire semblant, je ne peux pas jouer. Je fais un pas vers lui et je jette sa puce dans le thé d'une pichenette.

« Nous sommes amis, si cela est ton désir. »

Non pas que ça me fasse plaisir, mais je ne pense pas que l'on puisse considérer notre alliance comme une amitié. Tant que l'on remplit notre mission, tant que nous sommes sur la même route et que l'on a les mêmes objectifs, tout va bien pour moi.


« Je n'aime pas le thé, mais j'aime bien Alice. »

Je le regarde une dernière fois, sentant que notre route allait se séparer. Je ne sais pas quand je le reverrai, mais je pense que lorsque j'aurai besoin de lui je saurai où le trouver. Je me retourne pour prendre le chemin inverse qui m'a conduit ici. Je marche, faisant bouger mon popotin, et mon ponpon par la même occasion, et je sors de cet espace dédié au thé et aux non-anniversaires. Je sors du parc, il me fait encore plus peur que lorsque j'y suis entrée tout à l'heure. Peut-être bien parce que son attraction était effrayante. C'est vrai, le chapelier est effrayant, mais délicieusement effrayant.



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Thé & Souvenirs [Jaina]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Thé & Souvenirs [Jaina]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Temps passe, mais les Souvenirs restent.
» Souvenirs en pot
» Plein de bons souvenirs
» Des souvenirs quoi faire avec ?
» Souvenirs, émotions, beaux textes.....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
cнιldreɴ oғ ɢoтнαм :: Vieux Gotham-
Sauter vers: