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 Qui de nous deux [PV Loonie]

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Jaina Hudson
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MessageSujet: Qui de nous deux [PV Loonie]   Ven 8 Jan - 14:32



❝ Qui de nous deux ❞
Retrouvons Jaina Hudson & Loonie Machin , alors que l'horloge affiche 13h15 . Leurs routes se sont croisées à Park Row  et ils sont à l'abri d'une intervention du Doppelganger.

« Bonjour à vous, comme vous le savez aujourd'hui c'est notre première action de l'année. Nous ne pouvons pas manifester, vous connaissez les raisons, mais nous devons tout de même agir. Notre cause est bien sûr les bêtes, ces animaux de compagnies qui errent dans les rues, affamés, déshydratés même et peureux de la vie et des habitants malfamés de Gotham. Nous devons trouver un maximum de ces pauvres animaux vivants dans la rue avant que ce soit des gens viennent faire le ménage à leur manière, chose horrible non ? J'ai préparez pour chacun d'entre vous un secteur spécifique ainsi qu'une carte permettant de vous retrouver où que vous soyez dans votre secteur. Venez me voir chacun votre tour pour que je puisse vous donner vos kits et vos cartes. »

Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre des animaux, sans déconner ?

Je soupire lentement et je regarde plusieurs personnes se lever autour de la table où nous nous trouvons afin de se diriger vers la présidente de l'association. C'est elle qui vient de tenir ce discours. Ce projet était prévu depuis un petit moment et comme nous sommes un maximum à nous réunir aujourd'hui afin de trouver des animaux errants dans les rues, l'action peut se faire. Je me lève lentement, rajustant ma vieille veste en polyester et en passant ma main dans mes cheveux. Les gens me regardent bizarrement, je crois qu'ils n'ont pas l'habitude de me voir ainsi. 

Afin de mener l'action à bien, je me suis habillée avec des vêtements décontractés que je ne mettais plus depuis un petit moment : un jean noir, troué au genou droit, un t-shirt gris pâle et un manteau en laine gris. Je n'avais pas vraiment pris le temps de me maquillé, j'avais eu une dure semaine, je n'en avais pas envie et de toute façon je vais devoir courir après des chats et des chiens pour les ramener dans un endroit sûr où ils ne risqueront pas de mourir de faim, de soif ou de froid. Mes cheveux étaient lâchés, je les avais à peine coiffé. Les gens que je connais et que je fréquente on l'habitude de me voir les cheveux attachés, fréquemment avec un chignon, aujourd'hui ils sont un peu perturbé par ce changement. A quoi se faire belle pour des bêtes dans le besoin, sérieusement ? 

C'est à mon tour, j'arrive à la hauteur de la présidente qui me salut aimablement et me donne le fameux kit dont elle parlait : plusieurs colliers de différentes taille avec un anneau permettant d'accrocher une laisse, dont le kit se composait aussi de quatre laisse. Tout se trouvait dans une boîte de transport pour chat, au cas où on en trouve un, et elle nous a donné quelques biscuits pour animaux ainsi qu'une bouteille d'eau. Elle me donne ma carte où mon secteur est inscrit : « Park Row », plusieurs rues étaient ciblés et je devais faire le tour de ces rues afin de trouver un animal pouvant errer dans cette endroit. A Park Row, je suis sûre d'en trouver. 

Je pars avec plusieurs personnes devant y aller, la voiture n'est vraiment pas au même niveau que la mienne, elle est un peu sale, le conducteur fume et laisse ses mégots dans un cendrier improvisé près du frein à main. Des boîtes de médicaments traînent juste devant mes pieds et la radio ne fonctionne même plus.

« Ça fait drôle de te voir comme ça.

- Pardon ? Demandais-je, n'ayant pas vraiment compris.

- Je veux dire … Ça te change, ça fait bizarre pour nous car tu es souvent très bien habillé, bien maquillé et bien coiffé, mais je dois avouer que tu es bien comme ça, tu n'es pas moche. »

Il me regarde, je hoche doucement la tête et pousse un léger : « merci », ne sachant pas vraiment s'il était sincère avec sa remarque. Il me dépose quelques minutes plus tard dans mon secteur, je leur souhaite bonne chance et en font de même, une des filles me fait même un signe en souriant dont je répond volontiers. Je les regarde partir puis je me mets en recherche, calmement, de bête abandonné.

Au bout d'une demi-heure, je ne trouve rien. Je passe par la dernière rue et je trouve une femme, assise sur le trottoir, le dos coller au mur, une couverture sur elle et à l'air âgé. Je m'avance doucement et je vois à ses pieds un chat, un rouquin, couché et qui semble mal en point, voir même malade. Une fois vers eux, le chat tourne la tête vers moi et semble se tourner vers la défensive. La femme me voit et tourne la tête dans ma direction, elle semble avoir un peu plus de 50 ans, elle essaye de se réchauffer tant bien que mal. 

« Vous … Vous venez prendre mon chat ? »

Je l'a regarde, elle semble triste et la façon dont elle pose la question, on peut supposer que des personnes ont voulu lui prendre. Je secoue légèrement la tête, signe négatif. Elle a besoin d'être ailleurs et de ne pas rester dans la rue. J'ai fait le tour de mon secteur et j'ai cru voir une enseigne, une association pas très loin pour les SDF, bizarre qu'elle ne l'ai pas vue. 

« Ne restez pas là, je vais vous amenez au chaud, d'accord ? Et si votre chat est malade ou blessé je l'amènerai chez le vétérinaire et je vous le rendrai. »

Elle ne semble pas vraiment hésiter, comme si tenter était la dernière chose à faire. Elle essaye de se lever en s'appuyant sur le mur, je l'aide en insistant à ce qu'elle prenne appuie sur moi. Je me baisse ensuite vers le chat que j'insiste à faire rentrer dans ma boîte de voyage puis je prends le bras de la dame, en essayant de lui faire garder sa couverture autour d'elle. Nous sommes en route mais nous marchons lentement, elle se met à boiter, vers le bâtiment que j'avais vue plutôt. 

Et si tu lui faisais un croche-pied ?

Une fois devant l'endroit, je vois de la lumière à l'intérieur, ils ont essayés de barricadés un peu les vitres, je ne vois pas trop pourquoi. Une affiche sur la porte se présente comme une association servant de la nourriture chaude le midi et le soir mais ne peut pas héberger à temps plein les SDF. Je pense qu'ils doivent faire leur possible. Je pousse la porte avec mon pied puis elle retient la porte pour que nous puissions entrer. Je l'a soutiens comme je peux puis une dame s'approche de nous. Elle remarque que la situation est bien compliqué pour celle que je supporte et elle l'a prend sous son elle, elle me rassure en disant qu'elle allait l'emmener se réchauffer et lui donner à manger :

« Tu peux rester ici un moment si tu veux, je reviendrai pour te dire si elle va bien et si elle n'est pas blessée puisqu'elle boite.

- Très bien, merci pour elle. »

Je les regarde partir puis je pose la valise de transport sur une table en plastique. J'ouvre doucement la petite portière et j'aide le chat à sortir. Il ne peut retenir un miaulement, je tente de le rassurer et j'essaye de trouver une blessure quelconque. Je me demande combien ils sont dans ce bâtiment, en espérant que cette bénévole ne soit pas toute seule. 



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Loonie Machin
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Mer 13 Jan - 20:43

Voilà des heures que je suis assis sur ce siège à attendre que la journée se termine. Des heures que j'observe cet endroit, les objets posés sur les étagères ou derrière des vitrines. Ce sont des téléphones qui ne sont même plus vendus dans les magasins du centre ville, des ordinateurs portables plus vieux que certains jeunes du quartier, tout un tas de chose toujours en parfait état de marche malgré leur âge. Mais les gens du quartier, ils ne peuvent pas se payer de la technologie dernier cri alors ils s'achètent ce genre de choses. Ils ne peuvent pas avoir plus mais beaucoup se contentent de ça. Ils n'ont de toute façon pas le choix, une téléphone récent, ça peut valoir plusieurs mois de loyer. Voilà à quoi en réduit le quartier, racheter des objets qui sont rien de plus que les déchets des riches. Nous devenons des rats qui survivons grâce à leurs ordures, rien de plus ...  

J'ai pensé à ça toute la journée. Je n'avais pas autre chose pour m'occuper l'esprit de toute manière. La boutique est peu fréquentée, ici, ce ne sont pas des produits du quotidien qui sont vendus, et tout ça reste assez cher tout de même. Et moi, je ne suis qu'un vendeur sans histoire qui vient là pour faire son travail et rien de plus. Si je travaille ici, c'est uniquement pour ne plus avoir à voler pour vivre. Et ce uniquement parce que Jaina me l'a demandé … Jaina … Elle hante mes pensées dès que mon esprit divague. C'est comme ça depuis que je l'ai rencontré. Je pensais finir par l'oublier mais au lieu de ça, j'ai envie de la revoir, lui montrer que je peux suivre le "bon chemin" si je le veux. J'ai souvent pensé à la soirée que nous avons passés. C'était bien malgré la fin. Et j'espère que cette fin n'aura pas tout gâcher.  

Soudain, la porte de l'arrière boutique s'ouvre et un homme surgit. C'est un gars d'une cinquantaine d'année, des lunettes sur le nez et une casquette vissée sur la tête. Il porte toujours des vieux T-shirts de vieux films de science fiction, des classiques du genre sorti bien avant sa naissance. C'est entre autre le propriétaire du magasin et par la même occasion, mon patron. Quand je suis venu le voir en lui disant que je cherchais un travail et en lui expliquant ma situation, il a été compréhensif et m'a filé le boulot sans hésiter. J'aurais pu avoir mieux mais je ne veux pas mieux. Si je travaille, c'est seulement pour survivre et rien d'autre. Anarky reste ma priorité numéro 1. Mon patron s'approche de moi, son sourire bienveillant, semblable à celui d'un enfant, égayant son visage. Il pose sa main sur mon épaule comme un père le ferait et fixe mes yeux.

" Encore une bonne journée, n'est-ce pas ? Enfin, elle se finit, la boutique ferme, tu peux rentrer chez toi. Demain, même heure. Aller, file."  

Je lui souris et quitte mon siège puis sors de la boutique. Ca ne fait que quelques jours que je le connais mais je l'apprécie déjà. Il est sympathique, bienveillant. Je reste évidemment très discret et nos discutions sont généralement courtes. C'est souvent lui qui les débute et finit par s'emporter en me parlant d'informatique ou de science fiction avant de s'en rendre compte et de me laisser tranquille, retournant dans son bureau à ses livres de compte même si je le soupçonne de souvent jouer avec ses vieilles consoles de jeux. Mais bon, il vaut mieux un homme comme lui plutôt qu'un comme le propriétaire de mon appartement. D'ailleurs, ce n'est pas là bas que je vais. Je dois d'abord passer par les locaux d'une association d'aide aux sans abris en manque de bénévole. A vrai dire, il n'y a plus qu'une permanente, une dénommé Ashley. Je la connais un peu, on se voit de plus en plus souvent depuis qu'elle s'est retrouvée seule. Je l'aide comme je peux. C'est une jeune femme d'une vingtaine d'année qui mêle son travail à l'association avec ses études pour devenir infirmière. Elle aussi fait des rares personnes que j'apprécie même si elle est bien trop hyperactive et bavarde à mon gout. Et elle déteste que je garde ma capuche quand je suis en sa présence … C'est donc dans les rues vides de Park Row, ma capuche me cachant la tête, que je marche jusqu'à l'immeuble quasiment désert dans lequel se trouve les locaux.  Je ne mets que cinq minutes durant lesquels le nombre de personnes que j'ai croisé se compte sur les doigts de la main. Le soleil est en train de se coucher et la nuit, personne le sort, le quartier devenant trop dangereux pour de simples habitants. On n'atteint pas encore le niveau de criminalité de East End mais Park Row reste l'un des quartiers les moins bien réputés de la ville. Je trace donc ma route et atteint l'immeuble. Il n'abrite que les locaux de l'associations qui occupent le rez de chaussée et les deux étages au dessus. Il y a de la lumière, surement Ashley qui s'occupe de quelques sans abris. Malheureusement, c'est devenu compliqué de les héberger. Elle ne peut rester que très rarement ici la nuit et moi aussi, surtout depuis que je travaille. J'entre dans le bâtiment et referme la porte derrière moi. J'ôte ma capuche avant qu'elle puisse m'apercevoir avec. Je remonte le couloir et tourne pour entrer dans la pièce principale du lieu, celle qui accueille les arrivants. Il y a une femme dos à moi. Mais elle n'a pas la chevelure rousse d'Ashley. Cette femme, c'est …

" Jaina ?! "

Ca ne peut être qu'elle … ou alors je deviens fou mais … non, c'est elle, j'en suis convaincu. Mais que fait elle là ? On est loin de chez elle et la nuit tombe actuellement. Elle ne devrait pas être là. Je ne comprends pas vraiment ce qui se passe, étonné par sa présence. Mais d'un autre coté, je suis heureux de la voir. Cette surprise m'a fait l'effet d'une décharge électrique. Et je reste cloué sur place, ne sachant vraiment quoi faire, ne sachant quoi dire. Je me contente de la regarder, elle qui a hanté mes pensées si souvent. Et enfin je peux la revoir, comme si on m'offrait une deuxième chance. Et cette fois, il est hors de question de tout rater.
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Jaina Hudson
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Mer 13 Jan - 23:23

Ce chat est trop mignon. Je souris doucement mais en même temps j'ai peur de lui faire du mal. J'essaye de l'examiner comme je peux mais j'ai peur de le blesser. Il n'a pas l'air de l'être en tout cas, peut-être qu'il est affamé ou bien qu'il est trop vieux. Je soupire légèrement, ne sachant quoi faire pour cette petite bête. Je le regarde, il n'a pas l'air de vouloir bouger, trop faible pour faire quoi que ce soit. Je regarde autour de moi, seulement des tables et rien d'autre. Tant pis, on risquera peut-être de me virer pour ça mais je dois trouver quelque chose à lui donner à boire et à manger. Je me lève, je recule, il ne bouge pas, il se couche même. Je passe un couloir, je regarde les portes ouvertes, fermés, rien d'intéressant jusque là. Je vois ce qu'il semble être une cuisine, je m'approche et j'ouvre un puis deux placards, voilà un petit bol que je prends dans la main. Je me dirige vers le robinet, je le rempli d'un peu d'eau puis je regarde autour de moi ce qui serait susceptible de lui donner à manger. A mon avis ils ne doivent pas avoir de croquette ici ni même de la viande pour chat. Je pose le bol sur une table et je me tourne vers le petit frigo. Je l'ouvre, je regarde à l'intérieur et je vois des restes de poulet … Je crois. Je prends l'assiette que je pose sur la table ainsi qu'un autre bol dans le placard. Je prends quelques petits morceaux de poulet que je viens poser dans le bol, je remets l'assiette au frigo puis je retourne vers le chat.

Une fois face au chat, qui n'a pas bougé, qui est couché sur la table, je pose vers lui le bol d'eau ainsi que le bol avec les morceaux de poulets. Très vite il comprend ce que c'est et vient boire puis manger. Je soupire de soulagement, au moins il mange et boit. Je regarde la grande salle, vide. Je ne sais même pas quelle heure il est, mais de toute façon je m'en fiche, j'ai toute la nuit devant moi. Je me demande bien s'ils reçoivent souvent des gens ici. Je repense à cette jeune fille rousse qui a prit cette pauvre dame en charge, c'est ce genre de chose que j'aimerai faire, donner de mon temps pour aider les gens, mais je ne peux pas et ça tout simplement car mon travaille ne le permet pas. Aujourd'hui j'ai eu la possibilité de participer à cette mission de secours auprès des animaux errants mais je sais bien que je ne sais pas vraiment quand cela pourra se reproduire. Je tourne mon regard vers le chat, entrain de manger, calmement mais il semble être un peu difficulté. Je ne sais pas comment je pourrai l'aider plus, seulement j'aimerai.

" Jaina ?! "

Cette voix me fige sur place, une onde me parcours le corps, j'ai eu peur car je ne m'attendais pas à ce qu'on prononce mon nom mais je ne m'attendais pas non plus à ce que ce soit cette voix … Cette voix que j'attendais d'entendre depuis plusieurs jours, j'ai l'impression que les jours étaient devenus des semaines voir des mois. Lorsqu'il était partit cet autre matin, je pensais le voir mais il avait découché. Je pense qu'il avait peur de me voir, de me faire face après ce qu'il s'était passé, de la tension qui s'est mit entre nous. Je déglutis et je me retourne lentement pour lui faire face. Je pense que ça doit le surprendre de me voir ainsi, ça doit le changer de la dernière fois où j'étais en tenue de soirée. Baskets, jeans, un vieux pull et ce vieux manteau, les cheveux lâchés, pas vraiment maquillé. Je ne suis pas plus qu'attirante que ça mais il m'a reconnu. Comment ? Je ne sais pas, mais le principal est là, il me reconnaît et je suis soulagée de le voir. Je sourit légèrement, je ne sais pas trop quoi dire.

« Bonsoir … Dis-je en jouant un peu avec mes doigts, nerveuse que je suis. J'ai amené une femme ici, elle était dans la rue et … Elle avait froid, elle était sûrement blessé et je … Je m'occupe de son chat tu vois ... »

Prise de court, j'ai l'impression de dire vraiment …

De la merde.  



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Loonie Machin
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Sam 16 Jan - 20:20

Elle se retourne lentement vers moi tandis que je reste figé. Je la regarde de la tête au pied. Sa tenue change de celle de la dernière fois. La robe de soirée a laissé place à une tenue plus décontractée, plus normale même. Elle porte une simple manteau avec un jean et des baskets. Elle n'a pas de maquillage ni même une coiffure particulièrement élaborée. Elle est simple, naturelle. Et elle est belle. Malgré le manque d'artifice pour la sublimer, elle a toujours ce mystérieux charme qui la rend si unique et si … attirante. Ce sentiment est toujours aussi étrange. Face à elle, je suis toujours aussi déboussolé, je n'ai plus aucun repère pour m'indiquer la marche à suivre. Je suis de nouveau livré à moi-même sans rien m'aider. Et cette fois, il va falloir faire mieux que la fois précédente.

J'aperçois un sourire se dessiner sur son visage et je lui souris en retour. Mes yeux glissent sur les siens et je fixe ses pupilles vertes émeraudes. Son regard est toujours si envoutant. Mes mains sont toujours enfoncés dans les poches de ma veste et je bouge quelques peu mes doigts à cause de la nervosité. J'ai l'impression que c'est aujourd'hui que se présente ma seconde chance et que je n'ai plus du tout le droit à l'erreur. C'est elle qui engage la conversation. Elle n'a pas l'air beaucoup plus à l'aise que moi, ça me rassure un peu. Peut être a-t-elle les mêmes craintes que moi ? Elle m'explique ce qu'elle fait ici. Je ne comprends pas vraiment ce qu'elle faisait dans les rues de Park Row à la tombée de la nuit, elle m'explique juste qu'elle y a trouvé une vieille femme et l'a emmené ici. Je lui poserais cette question plus tard. Je ne sais pas vraiment quoi lui dire non plus. J'ai beaucoup de question à lui poser pourtant. Qu'est-ce qu'elle fait ici ? Comment est elle venue ? Comment connait elle l'existence de ces locaux ? Connait elle Ash ? Etc … Mais je ne veux pas lui poser ces questions maintenant. A cet instant, c'est juste que ...

" Je suis heureux de te revoir Jaina … "

Mon regard dévie et je regarde le sol. Je baisse légèrement la tête et hésite quelque peu avant de reprendre la parole.

" Je … je suis désolé d'être parti sans prévenir l'autre jour. Tu dormais toujours et je devais rentrer chez moi, j'avais des factures à payer et un travail à chercher. "

C'est vrai … Mais il y avait aussi le fait que la nuit n'avait pas été très bonne et que je n'avais pas particulièrement envie de faire ressurgir les souvenirs de la fin de la soirée. Une partie de moi voulait la revoir avant de partir mais d'un autre coté, je savais que ce n'était pas forcement la meilleure chose à faire. J'ai préféré partir et espérer la recroiser dans un futur proche. Et ce jour est arrivé. Je relève la tête et plonge mes yeux dans les siens.

" D'ailleurs, j'ai toujours le costume que tu m'avais prêté chez moi … "

Je ne sais même pas comment j'ai fait pour garder cette chose aussi longtemps sous mon toit alors qu'à peine enfiler, j'avais déjà envie de l'enlever et ne plus jamais la revoir. Je ne sais même pas pourquoi je lui parle de ça … Je décide de me taire et de la laisser parler plutôt que de continuer à parler pour ne rien dire. Heureusement que Ashley n'est pas dans le coin, elle n'aurait pas hésité à se payer ma tête …
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Jaina Hudson
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Lun 18 Jan - 22:55

Je le regarde de la tête aux pieds et je lui souris doucement. J'ai l'impression de le revoir comme la première fois où je l'ai vue, habillé de la même manière. Certes ce ne sont pas les mêmes vêtements, exactement, mais c'est le même style. Cela me fait penser qu'il n'a pas dû récupérer ses affaires, étant donné que j'étais sensée aller chercher ses affaires pour les lui redonner. Si seulement on m'aurait prédit l'avenir, que l'on m'aurait dit que je le verrai aujourd'hui, je lui aurai rendu ses habits. J'entends le chat qui mange, je tourne légèrement le regard vers lui pour voir si tout se passe bien, voir s'il mange bien, s'il ne vomit pas, s'il se sent bien et ça a l'air d'être le cas.

" Je suis heureux de te revoir Jaina … "

Je tourne le regard vers lui, il baisse les yeux, il doit être aussi nerveux ou tendu que moi. J'ai envie de lui dire la même chose. C'est le cas, en effet, mais je ne sais pas … Je me sens bizarre. Je tente de prendre la parole, me concentrant pour essayer de dire un mot lorsque :

" Je … je suis désolé d'être parti sans prévenir l'autre jour. Tu dormais toujours et je devais rentrer chez moi, j'avais des factures à payer et un travail à chercher. " 

Lui ? Trouvé un job ? La blague.

Si ça se trouve il en a trouvé un et c'est très bien.

Un voleur depuis toujours qui trouve du travail … C'est drôle, je trouve.

« Ça ne fait rien … »

Je me souviens de ce matin là, j'avais envie de le voir, j'avais envie de lui parler de la veille, le remercier encore de m'avoir aidé, de m'avoir défendu contre Jake. J'aurai voulu lui dire que je m'excusais d'avoir pris la mouche, de m'être énervée, mais je m'étais tout de même calmé, vis-à-vis du fait qu'il volait. Malheureusement, il était déjà partie. J'étais allée dans la chambre, j'ai regardé les draps, à peine remis comme ils étaient, mais mal fait. Je m'étais approchée pour refaire le lit, en ordre, et puis je m'étais emprise à vouloir sentir son odeur, qui m'avait enivré et transporté. Je regarde le sol, oui je regarde bien le sol, j'étais entrain de repenser à cette scène dans ma tête. Je relève le regard et je croise celui de Loonie.

" D'ailleurs, j'ai toujours le costume que tu m'avais prêté chez moi …

- Oh je … J'ai pas tes affaires sur moi, désolée et … Tu peux le garder, je n'en ai pas besoin. Enfin, fais en ce que tu veux. »

Je lui souris légèrement, je suis toujours anxieuse, nerveuse et je crois que je rougis à chaque fois que je parle. Je ne sais pas si j'ai honte ou si je suis tout simplement gênée par sa présence. Je ne sais pas du tout quoi penser. Je regarde le chat qui s'est couché, il a l'air de vouloir se reposer. Je tends doucement ma main vers lui pour lui caresser doucement la tête.

« Une femme se charge de la dame que j'ai amené, le chat va bien … »

Je tourne mon regard vers Loonie, j'ai envie de rester avec lui, j'ai envie de passer la soirée avec lui, même la nuit et …

Tu as envie de coucher avec lui ?

Vouloir passer la nuit avec lui ne veut pas dire que je veux coucher avec lui, ok ?

Bref, je veux juste passer du temps avec lui, rattraper le temps perdu, car oui j'en ai envie. Seulement je ne sais pas s'il voudra ou s'il est occupé ce soir, je crois comprendre que c'est ici qu'il fait du bénévolat, sinon il ne serait sûrement pas ici.

« Si tu n'es pas trop occupé ou … Je ne sais pas … Enfin, je viens de repenser à ce que tu m'avais dit l'autre soir, en ce qui concerne de me montrer Park Row ou quoi … Je ne suis pas vraiment pressée de rentrer chez moi. »

Je soupire légèrement, comme si je venais d'avouer un secret, quelque chose de lourd que je voulais cacher. J'ai presque l'impression de lui proposer un rendez-vous et je dois avouer que ça fait bizarre. Je ne saurai pas expliquer ce sentiment ou ce que je ressens, c'est juste étrange, bon et douloureux à la fois comme si quelque chose était emprisonnée en moi et qu'il n'attendait qu'une chose pour être délivrée.



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Loonie Machin
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Mar 19 Jan - 20:13

Je regarde son visage qui est rapidement devenu rouge. Je ne suis apparemment pas le seul à trouver cette situation troublante. Si on nous voyait, on pourrait voir deux gamins gênés de se retrouver seuls en tête à tête, paniquant presque. Moi qui a toujours pensé être en avance sur les autres, on dirait que ce n'est pas le cas dans tout les domaines. Aucun de nous deux ne sait vraiment quoi faire ou quoi dire. Elle s'excuse de ne pas avoir mes vêtements que j'ai du laissé à la soirée. Je souris légèrement, presque amusé de voir qu'elle n'est pas plus à l'aise que moi. Elle se tourne vers le chat qu'elle caresse. Je suis sur que si il pouvait rire, il le ferait. Elle m'explique qu'une femme s'occupe de la sans abri qu'elle a amené. J'en déduis rapidement que c'est Ashley qui s'en charge et je suis heureux qu'elle soit occupé et qu'elle ne puisse pas voir ça, ni elle ni personne d'autre.  

" Cette dame va pouvoir passer une nuit au chaud grâce à toi. "

Je lui souris de plus belle et je passe ma main derrière ma tête et me gratte la nuque. Je n'ose pas lui parler, comme si quelque chose me bloquait. Alors j'attends … j'attends qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi, je m'en fiche. Comme l'autre soir, je me surprends à avoir envie d'être simplement avec elle et rien d'autre, peu importe le lieu ou le sujet de conversation, enfin, presque. Même le silence qui peut parfois se montrer si lourd pourrait en devenir agréable en sa compagnie. Et finalement, elle me propose de lui montrer le quartier comme j'avais dis que je le ferais. Il est vrai qu'on en avait discuté, l'occasion semble bien trouvé.

" Non, je suis libre ce soir ...enfin, comme tout les soirs … Bref, ça sera avec plaisir. "

Sauf qu'il fait nuit et Park Row, la nuit, c'est rempli de truands et de délinquants prêt à planter un couteau dans un ventre pour une poignée de billets. La balade ne risque pas d'être longue malheureusement.  

" Il fait nuit et le quartier n'est pas très sur mais on peut aller faire un petit tour, après tout, je m'en suis bien sorti contre Jake, non ? "

Je lui lance un autre sourire et lui fais signe de me suivre. Je me dirige vers la sortie et l'entends marcher juste derrière moi. Je sors du bâtiment et m'arrête pour l'attendre. Elle me rejoint et nous nous mettons en marche. Je marche à coté d'elle, je veux la garder pas très loin de moi pour éviter qu'elle ait des ennuis et puis, sa présence est toujours aussi agréable. On marche lentement l'un à coté de l'autre. Mon regard alterne entre le sol et devant moi, avec quelques furtifs coups d'œil vers elle. Contrairement à elle, je n'observe pas le quartier, je le connais par cœur. Ces rues, je les arpente depuis que je sais marcher. J'y traine tout les jours, parfois peut être même trop à mon gout. Ce quartier, c'est chez moi, même si ça ressemble plus à une prison à ciel ouvert …  

" Comme tu le vois, le quartier est pas des plus resplendissants. Les attentats du Joker n'ont causé aucun dégâts ici mais la pauvreté en a fait beaucoup. C'est peu entretenu, c'est sale, ce n'est pas particulièrement beau. L'architecture gothique qui caractérisait Gotham reste la plus fidèle ici mais la saleté la masque, enfin, masque ce qu'il en reste. Mais je suis persuadé que ce quartier mérite bien mieux que ça, j'en suis certain. "

Je guide inconsciemment la marche. Ce chemin, je l'ai souvent fait. Sans même le remarquer, nous sommes passés devant la boutique où je travaille. Mais je n'en touche pas à un mot pour le moment, j'aurais le temps plus tard dans la soirée. Je me tais et attends une réaction. Je veux savoir ce qu'elle pense de cette partie de la ville après cinq grosses minutes à se promener dedans. Ca doit la changer du Nouveau Gotham. Je suis sur qu'ici, ça ressemble même plus à un bidonville qu'au Nouveau Gotham. Un jour, je changerais ça. Je rendrais ce quartier aussi beau qu'il mérite de l'être. Un jour, je permettrais aux gens qui y vivent de réaliser leur rêves plutôt que de les regarder s'échapper sans pouvoir les poursuivre, enfermé ici par la misère. Ce jour arrivera, j'en suis convaincu …
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Jaina Hudson
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Mer 20 Jan - 22:38

" Cette dame va pouvoir passer une nuit au chaud grâce à toi. " 

Je l'ai regardé, je lui ai souris doucement et je me suis sentis heureuse. Il m'a sourit, il a vu que je suis quelqu'un de bien et je pense qu'il était tout aussi surpris et heureux que moi par le fait que nous nous soyons croisés. Je l'ai regardé se gratter la nuque, peut-être qu'il était nerveux, qu'il n'avait rien à dire et j'étais tout comme lui. Néanmoins je lui ai posé tout de même ma fameuse question pour savoir ce qu'il compte faire ce soir. Je me suis rappelée qu'il m'avait dit, l'autre fois, que si je voulais, et quand je voulais, il pouvait me faire une visite de Park Row. Je crois que le moment est bien choisit pour cela. Je le regarde et j'attends sa réponse, prête à masquer un grand sourire, s'il me dit qu'il est libre, et une grande déception, s'il me dit qu'il est trop occupé ce soir.

" Non, je suis libre ce soir ...enfin, comme tout les soirs … Bref, ça sera avec plaisir. " 

Je le regarde en souriant. J'essaye d'apaiser mon sourire mais en voyant la gêne sur son visage, sur sa façon de parler, qui est égale à la mienne, je ne peux m'empêcher de sourire ou de vouloir rigoler. Je trouve cela mignon et enfantin. Je ne saurai pas vraiment dire ce qu'il m'arrive.

" Il fait nuit et le quartier n'est pas très sur mais on peut aller faire un petit tour, après tout, je m'en suis bien sorti contre Jake, non ? " 

Je ricane légèrement en secouant la tête. Ce n'était pas vraiment obligé de remettre ça sur le tapis, mais c'est vrai qu'il l'avait plutôt bien cherché. Je le regarde me sourire, il a un si beau sourire, cela le rend même encore plus beau … A quoi je pense ? Je le regarde me faire signe pour que je le suive. Je n'ai pas vraiment envie de laisser le chat seul mais je crois qu'il se débrouille plutôt bien sans moi. Je lui caresse légèrement une dernière fois la tête puis je suis Loonie. Nous sortons du bâtiment puis nous nous mettons en marche. Je glisse lentement mes mains dans les poches de ma veste pour les réchauffer et je regarde le quartier. C'est tellement différent du Nouveau Gotham une fois la nuit tombée. Je comprends que ça le change du tout au tout et qu'il a cet esprit de révolte. Ça me rappel beaucoup mon bidonville en Inde avec Mumbai à trois kilomètres de nous. Une infime frontière nous séparais d'une ville merveilleuse, très avancée sur son temps, d'un village en carton et en ferraille que les gens de la ville avaient abandonnés.

" Comme tu le vois, le quartier est pas des plus resplendissants. Les attentats du Joker n'ont causé aucun dégâts ici mais la pauvreté en a fait beaucoup. C'est peu entretenu, c'est sale, ce n'est pas particulièrement beau. L'architecture gothique qui caractérisait Gotham reste la plus fidèle ici mais la saleté la masque, enfin, masque ce qu'il en reste. Mais je suis persuadé que ce quartier mérite bien mieux que ça, j'en suis certain. " 

Les attentats du Joker … J'ai essayé de ne plus m'en souvenir. J'avais perdu des personnes que je connaissais que j'avais aidé et qui faisait partie de mon association, elles n'avaient jamais rien demandé à personne et elles avaient été victimes de ce carnage. Je l'écoute attentivement alors qu'il me parle d'un espoir pour ce quartier. J'aimerai le rassurer et lui dire que je pense la même chose, mais je ne sais pas quand tout cela pourrait se produire. En vue de la situation actuelle, personne ne bougera le petit doigt pour ce quartier et il pourrira encore plus. J'aimerai être une aide, j'aimerai l'aider lui et son quartier, mais toute seule je ne peux pas.

« Je peux comprendre ton envie et ta détresse, Loonie. Il va falloir garder espoir. Ce quartier est abandonné par le reste de la ville et je pense qu'il mérite d'être mit en avant pour l'histoire qu'il renferme. Si jamais tu comptes faire quelque chose pour ce quartier, je te soutiendrai, sois en sûr. »

Je lève le regard vers lui pour lui sourire, un sourire tendre, amical et sincère. J'ai envie qu'il me croit et qu'il me fasse confiance. Pourtant, je ne lui ai pas tout dit. Mon sourire s'estompe, une boule au ventre me submerge, je m'arrête, j'ai dû mal à ouvrir la bouche et à dire un seul mot. J'arrive, néanmoins, au bout de quelques secondes à me forcer.

« Loonie … Je veux m'excuser pour ce que je t'ai dis la dernière fois, chez moi, ça n'a été … Pas très correcte de ma part de te juger. Je ne voulais pas te faire de peine, je ne voulais pas te blesser ou quoi que ce soit. J'en suis profondément désolée … Je t'apprécie énormément et … Je ne veux pas rester comme ça. Il fallait que je te le dise car je ne veux pas qu'il est de froid ou de tension entre nous. »

Je le regarde dans les yeux, je ne le défie pas mais j'aimerai qu'il me dise ce qu'il en pense, j'aimerai qu'il accepte mes excuses, au moins cela. Je dois rougir vue que je le regarde dans les yeux et puis … La nuit, les étoiles, la lumière des lampadaires des trottoirs forme une ombre sur son visage et je le trouve assez séduisant. Mais il faut que j'arrête de penser à cela, sinon je vais rougir encore plus.  



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Dim 24 Jan - 20:41

De la vermine, voilà ce que nous sommes ici, rien de plus. Nous partageons plus de points communs avec les rats qu'avec les habitants des quartiers riches de la ville. Nous vivons au milieu des ordures, au milieu de nos propres déchets qui s'entassent au fond des ruelles puantes attendant d'être ramassés, chose faite à peine une fois par semaine. On vit dans l'ombre des plus grands, une ombre tellement imposante qu'elle cache toute lueur d'espoir. Ici, il n'y a pas de quelqu'un, il y a seulement des noms sur des listes et des chiffres dans des statistiques faussées. Seulement une grande masse bâillonnée et asservie. Seulement des rats survivant au milieu de la merde que nous sert le système …

Je passe mes doigts le long de mon nez et me frotte le coin des yeux, chassant ces pensées désagréables de ma tête. Je tourne la tête vers Jaina pour la regarder, regardant son visage resplendissant malgré la nuit noire qui nous enveloppe. Au même moment, elle réagit à ce que j'ai dis il y a seulement quelques instants. Je l'écoute me dire de garder espoir, qu'elle me soutiendra si je décide de faire quelque chose pour ce quartier. Si elle savait … Bien sur que je compte faire quelque chose pour ce quartier. Je ne peux pas rester les bras croisés, je n'ai pas le droit. Je dois le faire pour ceux qui vivent là … et pour Xuasus … Mais ce que je vais faire, est-ce qu'elle l'approuvera ? En tant qu'Anarky, je ne compte pas m'arrêter au cadre de la loi, je ne peux pas mais ça, est elle prête à le comprendre ? J'en sais rien … D'après ce que j'ai vu la dernière fois, non, elle n'est pas prête … Mais je ne perds pas espoir. Je suis sur qu'un jour, elle comprendra que les lois ne sont pas justes, qu'elles sont là seulement pour protéger les tyrans et que pour changer les choses et améliorer la vie dans ce quartier, il va falloir les outrepasser.

Ses yeux croisent les miens, je la vois sourire. Quand elle sourit, elle est encore plus belle. On dirait un ange. Un ange au milieu des ténèbres. Mais rapidement, son sourire disparait, comme lui aussi happer par le malheur qui hante cet endroit. Elle s'arrête et j'en fais de même. Je la regarde, perplexe. Elle ouvre la bouche et ce sont des excuses qui en sortent. Elle s'excuse pour la dernière fois. Elle m'explique qu'elle ne voulait pas me blesser, qu'elle m'apprécie et qu'elle ne veut pas créer de tension. Je l'écoute attentivement et je réfléchis. Je suis … content. Content de voir qu'elle est comme moi, qu'elle ne veut pas que tout s'arrête là pour une connerie.

" Ce que tu m'as dis … Ca m'a fait réfléchir. Ca a été dur à encaisser sur le moment. Mais c'est surtout que … je ne veux pas que tu me vois comme un criminel. Je ne veux pas que ce que j'ai pu faire entache notre relation. Moi aussi je t'apprécie beaucoup et je ne veux pas non plus créer de tension. J'accepte tes excuses sans hésiter Jaina. "

Je finis ma phrase et le silence revient. Nous sommes sous un lampadaire qui nous éclaire de sa fébrile lumière. Je la regarde. Ses joues sont légèrement rouges. Mais mes yeux vont rapidement trouver les siens. Ils sont toujours aussi beau, tout comme elle. La scène en devient presque gênante, je ne sais pas quoi faire ni quoi dire. Je reste là, aussi immobile que le lampadaire et je la fixe, rougissant surement comme elle sous l'effet de la gène. Et puis comme un éclair de génie, quelque chose me parvient en tête.

" Il commence à se faire tard et on s'éloigne des locaux de l'association. Je pense qu'il serait plus sage de faire demi tour et de retourner là bas. "

Je marque un léger temps de pause. Ce n'est pas la seule solution, il y en a une autre. J'hésite à lui proposer … Dire que je n'hésite pas à braver la loi mais ça, si. Et puis, elle l'a bien fait sans hésiter elle alors pourquoi pas moi ?

" Sinon, on peut aller chez moi. Je vis à moins de cinq minutes d'ici et puis, là bas, tu pourras y rester tout le temps que tu souhaites. C'est à toi de choisir. "

Honnêtement, j'ai envie qu'elle décide qu'on aille chez moi. Ca voudrait surement dire qu'elle y passerait la nuit et ça ferait une autre soirée à passer avec elle. J'attends ça depuis que je suis parti de chez elle, je ne veux pas voir cette occasion s'échapper. Je ne peux pas l'expliquer mais j'ai envie de passer du temps avec elle, c'est tout. Je le regarde de nouveau dans les yeux et attends sa réponse, non sans une pointe d'anxiété.
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Mar 26 Jan - 19:31

Il me regarde attentivement, il m'écoute avec attention et … J'ai une envie étrange, une envie qui vient me prendre le poitrine et le cerveau. J'ai envie de m'avancer vers lui d'un coup et … Non, il faut balayer cette pensée, je dois juste … Je ne sais pas.

Ça y est c'est les feux de l'amour là.

Qu… Quoi ?

C'est bon, rien rien. Vas rêver dans ton pays de petit poney là.

" Ce que tu m'as dis … Ca m'a fait réfléchir. Ca a été dur à encaisser sur le moment. Mais c'est surtout que … je ne veux pas que tu me vois comme un criminel. Je ne veux pas que ce que j'ai pu faire entache notre relation. Moi aussi je t'apprécie beaucoup et je ne veux pas non plus créer de tension. J'accepte tes excuses sans hésiter Jaina. "

Je le regarde et je lui sourit doucement. Je suis contente qu'il accepte au moins mes excuses puisque je me sentais vraiment mal à propos de ce qu'il s'était passé, j'avais peur qu'une tension se créer entre nous, de manière ridicule en plus. J'ai envie de le prendre dans mes bras mais je me retiens, je me contente de le regarder et de lui dire :

« Je ne te vois pas comme un criminel ... »

Un silence se réinstalle entre nous, on se regarde, il plonge son regard dans le mien. Rien ne se passe, il ne dit plus rien à part me regarder. Je me demande bien à quoi il pense. Quoi que je n'arrive pas à penser moi-même. Je ne sais pas quoi dire et je ne sais pas quoi faire. Une vague de froid vient glisser sous mon manteau qui me fait frissonner tout mon corps alors que mon regard venait de dériver vers le sol

" Il commence à se faire tard et on s'éloigne des locaux de l'association. Je pense qu'il serait plus sage de faire demi tour et de retourner là bas. "

Mon regard revient vers lui puis derrière moi, je regarde la rue que l'on venait de prendre pour se balader, ailleurs, hors justement des locaux pour me montrer la rue. Je suis un peu triste que ça se termine ainsi, à croire qu'en fait, il ne veuille pas de moi, il veut pas continuer notre discussion et notre découverte de l'un de l'autre.

" Sinon, on peut aller chez moi. Je vis à moins de cinq minutes d'ici et puis, là bas, tu pourras y rester tout le temps que tu souhaites. C'est à toi de choisir. "

Mon regard revient aussitôt vers lui, je lui souris, comme heureuse au final qu'il propose cette alternative.

« Ce serait avec joie, Loonie … Enfin je veux dire, ce serait avec plaisir et … Enfin j'aimerai beaucoup voir où tu vis et passer du temps avec toi ... »

Je le regarde et je ne cesse de sourire, je n'arrive plus vraiment à m'arrêter. J'ai hâte de le suivre et d'en découvrir un peu plus sur lui.



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Lun 1 Fév - 20:12

C'est oui ... Et avec joie … Je la regarde sourire et ne peux pas m'empêcher de l'imiter. Je suis content qu'elle accepte. Cela signifie que nous allons pouvoir passer une deuxième soirée ensemble. Et cette fois, j'espère que nous ne reproduirons pas les mêmes erreurs que la première fois. Je veux juste passer un bon moment en sa compagnie.

J'attends qu'elle fasse les quelques pas qui nous sépare et nous reprenons notre marche mais cette fois en direction de chez moi. Le chemin n'est pas long, en moins de cinq minutes nous y serons. Nous marchons silencieusement, sans croiser une seule âme de tout le chemin. Le quartier est calme, presque morne. Le silence est comparable à celui d'un cimetière. Et l'ambiance aussi … Jaina est à une vingtaine de centimètre de moi, elle est comme un halo de chaleur au milieu du froid, une lanterne au cœur des ténèbres. Sa présence est en un sens rassurante. Et non marchons, le vent froid nous heurtant par moment mais nous arrivons finalement en bas de mon immeuble.

Je la fais rentrer dans le sombre hall et la suis. Ici non plus il n'y a personne. Ni concierge, ni propriétaire. A une heure aussi tardive, ce n'est pas étonnant et c'est tant mieux. Je n'ai pas envie de croiser le pervers qui me sert de propriétaire. Il est loin d'avoir la tenue et la classe des gens de la haute société. Avec lui, ça aurait été bien plus expéditif et ça aurait pu mal tourner bien plus rapidement. Nous le traversons et montons les escaliers jusqu'à mon étage. L'immeuble est toujours aussi sale. Le mur sont couverts de crasse, le sol colle par endroit et c'est tout aussi détérioré que l'extérieur. J'ai l'habitude de voir ça, je vis là dedans. Mais elle, ça doit lui faire un choc. Ca change du Nouveau Gotham. Je suis même sur que ça se reproche plus de son ancien bidonville que de son nouveau quartier. Nous traversons le couloir jusqu'à mon appartement. J'ouvre la porte, la fais rentrer dans mon appartement, rentre à mon tour et referme derrière nous, allumant la lumière au passage. Me voilà de retour chez moi, en bien meilleur compagnie que ce que je pouvais espérer. Je la regarde s'avancer jusque dans ce qui me sert de salon. Dans cette pièce, j'ai qu'un canapé bon marche, une petite plante verte à coté, une table basse des plus basiques et une télévision face à ça. Au fond, j'ai une bibliothèque avec de nombreux livres que j'ai récupéré durant de longues années. C'est l'une de mes fiertés même si c'est peu au final. Mais pour moi, c'est un énorme puit de connaissance et tout ces livres ont occupés de nombreuses soirées. A droite du salon, une ouverture donne sur un couloir qui amène sur la cuisine, ma chambre ainsi que la salle de bain, les seuls autres pièces de mon appartement.


" Bienvenue chez moi. C'est pas très grand mais pour moi, c'est suffisant. Tu peux visiter l'appartement si tu veux, tu en auras vite fait le tour. Et si tu veux quelque chose, demande moi. "

Je reste légèrement en arrière et la regarde. J'attends qu'elle décide quoi faire, peu importe ce qu'elle décide. Moi, je suis juste content d'être là avec elle. J'ai une pointe d'appréhension. Je ne veux pas que la soirée se termine mal une fois de plus. Il n'y a pas de raison pour que ça arrive de toute manière. Je souffle un coup et la fixe. Elle est toujours aussi jolie et aussi … attirante …
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Jaina Hudson
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Jeu 4 Fév - 22:53

Je le suis et je suis contente, même ravie, ou plutôt même heureuse, ou carrément impatiente de me retrouver avec lui, chez lui. Le chemin est très silencieux, il n'y a aucun bruit à part celui de nos pas, nous n'avons rien à nous dire pour le moment. Même si je ne dis rien, je n'en pense pas moins. Au contraire, j'ai hâte d'être chez lui et de lui parler convenablement, avec une intimité plus profonde. Il me révèle une partie de sa vie, il m'ouvre sa porte et j'en suis contente, moi qui ne pensais pas aller chez lui un jour. J'ai des frissons rien qu'en pensant à … Lui et moi, chez lui. Sauf que ses frissons s'intensifie avec les petits coups de vents frais venant en pleine face et sous mon manteau. Mais son pas se dirige vers un immeuble et ralentit, je crois que nous sommes arrivé. La nuit est assez sombre, je ne peux pas bien le voir de l'extérieur, je le vois seulement noir et en un seul bloc.

Il pousse la porte d'entrée de l'immeuble et me laisse entrer. Je le remercie puis je regarde le hall. Il est … Sombre, sale et assez peu accueillant. Comparé à là où je vis, cela fait un sacré choque ou plutôt même un très gros changement. Je me demande bien comment il fait pour vivre dans un endroit aussi immonde qu'ici. Je le suis dans les escaliers, nous restons toujours silencieux. Je n'ose pas poser ma main sur la rambarde en bois, assez foncé et qui semble grasse. Lorsque nous arrivons à son étage, les murs sont semblables à ceux du hall et le sol est vraiment, je sens ma semelle se coller, légèrement, à quelques endroits. Je le regarde tourner sa clé dans la serrure et ouvrir la porte.

Hum … Tourner sa clé dans la serrure ? J'ai une image en tête là et je suis sûre que tu aimerai qu'il soit la clé et toi la serrure.

C'est bon, arrêtes maintenant.

Je lui sourit légèrement alors qu'il me laisse la place pour rentrer. Je le remercie de nouveau puis je rentre dans son appartement. Je l'entends rentrer derrière moi puis il allume la lumière. L'appartement sert de salon directement, je m'avance un peu pour lui laisser de la place et j'observe. La pièce est un peu vide mais elle reste sobre, contenant le strict nécessaire : un canapé très simple, une petite table basse, une télévision et une petite plante verte, ce détail me fait même sourire. Au fond de son salon je peux voir une bibliothèque assez bien remplie.

Une bibliothèque bien remplie ? Tu aimerais être pareil ?

Arrêtes maintenant !

J'inspire profondément mais je souffle légèrement, histoire de ne faire rien suspecter à Loonie. Je m'avance même un peu plus vers la bibliothèque pour voir le titre des livres.

" Bienvenue chez moi. C'est pas très grand mais pour moi, c'est suffisant. Tu peux visiter l'appartement si tu veux, tu en auras vite fait le tour. Et si tu veux quelque chose, demande moi. "

Je te veux, déshabilles moi, emmènes moi et ...

White ! … Ça suffit.

Je reste dos à lui à regarder la bibliothèque quelques secondes, à peine quinze secondes puis je me tourne légèrement vers lui, je retire mon manteau et je le porte sur mon bras gauche. Je me tourne le regard vers lui et je lui sourit aimablement. Je reviens à sa hauteur, afin de lui parler plus convenablement.

« Merci de m'accueillir chez toi, j'apprécie beaucoup de geste. J'avais hâte de te revoir et de pouvoir te parler … Loonie. »

Je m'arrête devant lui, près de lui. Je le regarde dans les yeux, une chaleur m'envahit, mon ventre se tord puis je décide de m'avancer vers lui pour déposer un léger baiser sur sa joue, appuyant ma main sur son bras. J'avais envie de lui montrer mon affection, peut-être pas autant que je le voudrai, car je me retiens, de peur qu'il ne ressente pas la même chose que moi. Je sens mon souffle se cogner contre sa joue, et je sens son odeur, agréable, enivrante.

Raaaaape meeee ! Raaaaape me, my friiiieeeend !



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Dim 7 Fév - 20:10

Et nous voilà tout les deux dans mon appartement. Je n'avais pas vraiment imaginé cette situation. Je n'étais pas certain de la croiser dans le quartier alors qu'elle accepte de venir chez moi, ça ne m'avait pas vraiment effleuré l'esprit. Le simple fait d'avoir quelqu'un d'autre chez moi m'a très rarement effleuré l'esprit. Je n'ai pas de proche, aucun ami, personne à inviter. Même mes relations avec mes voisins sont assez floues, pour ne pas dire inexistante. Certains me prennent même pour un toxico avec mes allées et venues nocturnes.

Oh … Anarky … Je lui en ai toujours pas parlé … Je devrais peut être le faire rapidement, avant qu'elle le découvre d'elle-même. Mon masque et le reste de la tenue sont rangés dans mon armoire mais j'ai encore un bazar monstre sur mon bureau, au fond de ma chambre. Ce fouillis ne lui dira surement rien mais ça pourrait éveiller sa curiosité. Mais Anarky, c'est le meilleur moyen de se créer des tensions. On a passé l'éponge sur ce qui s'est passé chez elle mais là, c'est le niveau au dessus. Je ne vole pas mais j'enfreins d'autres lois, notamment en bidouillant le matériel de la ville. Je ne sais pas si elle sera prête à comprendre ce que je fais et pourquoi je le fais. Peut être que je devrais lui parler de Xuasus aussi. Je n'éprouve pas vraiment l'envie d'aborder ce sujet. J'espère vraiment qu'on n'aura pas à parler de tout ça. Mais il va falloir accepter et se préparer à cette possibilité.

Je la regarde face à la bibliothèque. C'est la seule chose de singulière dans cette pièce. Tout le reste est banal, insignifiant, misérable. Elle ne regarde pas la bibliothèque très longtemps, seulement une poignée de secondes. Elle se retourne vers moi et enlève son manteau qu'elle garde à son bras. Un sourire illumine son visage. Elle revient un peu vers moi et me remercie de l'accueillir chez moi. Ce qu'elle ne sait probablement pas, c'est que je suis aussi content qu'elle. Ses yeux croisent les miens, je la regarde dans les yeux un court moment. Puis un instant après, elle se rapproche de moi … beaucoup … et plaque ses lèvres contre ma joue pour y laisser un bref baiser. Je sens sa main contre mon bras et c'est comme une décharge électrique qui me parcourt tout le corps. J'en reste paralysé, aussi bien mon corps que mon esprit. Ce geste me surprend et je ne sais pas comment réagir. J'ai comme du mal à penser, comme si ma raison m'avait abandonné. A ce moment là, la seule certitude que j'ai, c'est que j'ai aimé sentir ses lèvres contre ma peau, c'était agréable comme sensation. Je reste quelques secondes supplémentaires sans réagir, à seulement la regarder, à sentir son souffle chaud caresser ma joue. Puis comme poussé par une impulsion inexpliquée, un geste pas tout à fait conscient, j'approche mon visage du sien et pose mes lèvres non par contre sa joue mais contre ses lèvres. Sur le moment, je n'ai plus l'impression de contrôler mon corps. C'est comme si j'assistais moi-même à tout ça, impuissant. Je ne peux pas résister à cette envie, je n'ai aucun pouvoir contre. Et je l'embrasse peut être deux secondes, trois maximum. Mais c'est comme si c'était une éternité, comme si le temps s'écoulait au ralenti durant ce moment. Puis je semble reprendre les commandes et détache mes lèvres des siennes, non sans une pointe de regret. J'aimerais continuer, je ne peux le cacher mais … Je ne sais pas si elle le veut. Je recule légèrement, gêné par mon propre geste.


" Je … je suis … désolé. Je ne voulais pas … enfin … je … "

Les mots ne veulent pas sortir de ma bouche. Il reste comme coincer en travers de ma gorge. J'aimerais lui expliquer que je n'ai pas fait ça pour l'offenser, que j'ai trop vite réagi à son simple baiser. Mais je ne peux pas, peu importe la volonté que j'y mets. Alors je reste face à elle, silencieux et surement le visage entièrement rouge. Je me rends compte que j'ai chaud, très chaud. J'ai envie d'enlever ma veste mais aucun muscle ne veut répondre. Tout ce que je peux faire, c'est la regarder et espérer que ce geste ne soit pas celui de trop, celui qui sonne la fin de l'histoire …
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Dim 7 Fév - 22:50

J'espère de tout cœur qu'il ne sera pas gêné par ce geste. Je l'apprécie énormément, je sais ce que je ressens pour lui, enfin je crois. Une partie au fond de mon cœur me dit d'aller plus loin, d'oser franchir le pas mais je ne sais pas s'il en a envie, je ne sais pas comment il pourrait réagir ou … Autre chose. Ma main toujours sur son bras, mes yeux se tournent vers son visage qui se rapproche très vite du mien et instinctivement je ferme les yeux. Ses lèvres se collent au mienne et c'est une chaleur, à la poitrine, qui m'envahit, me brûle et me fait presque trembler. Mon bras se relâche, je sens et j'entends mon manteau tomber au sol. Mon cœur bat à une vitesse inimaginable. Je ne m'attendais pas vraiment à recevoir son baiser et j'en suis pleinement satisfaite. Je suis comme pétrifiée et clouée au sol. Il se recule, je le regarde avec un peu d'incompréhension, pourquoi s'est-il donc arrêté ?

" Je … je suis … désolé. Je ne voulais pas … enfin … je … " 

Je regarde ses yeux, ses lèvres, ses yeux puis ses lèvres. Il est rouge, il est timide, il en avait envie mais tout comme moi il s'en était caché car il ne savait pas ce que je voulais. On a le même désir, le même envie, sauf qu'il ne sait pas encore que j'en ai envie moi aussi. Comme poussée par quelque chose d'inconnu, une force qui m'habite mais qui restait enfoui en moi pour ne sortir que maintenant afin d'accomplir une envie qui s'efforce de sortir depuis ce soir, je me rapproche de lui et je l'embrasse. Ma main libre vient se poser sur ses cheveux, au dessus de sa nuque et je continue de l'embrasser comme si je ne voulais jamais m'arrêter. Je serre ses mèches de cheveux entre mes doigts et je n'ai pas envie de les lâcher. Le tenir entre mes mains, sentir ses lèvres chaudes et le souffle de sa respiration venir effleurer mon visage m'enivre d'une drogue, d'une chaleur indescriptible et je n'ai pas envie de partir de cet appartement. Au bout de quelques secondes mes lèvres se détachent des siennes, je les recules des siennes de seulement quelques millimètres, je garde les yeux fermés et je colle mon front contre le sien. Je sens ma main trembler dans ses cheveux tandis que l'autre agrippe plus ardemment son bras.

« Je brûlais intérieurement et je brûle encore. J'en avais envie moi aussi et j'en ai encore envie, alors ne t'excuses pas. »

Sentant dans le creux de ma main qu'il a toujours sa veste. Je garde mes lèvres à quelques centimètres de lui, je lâche ses mèches de cheveux et je lui retire sa veste qui tombe au sol. Mes deux mains viennent se coller à ses deux joues puis je l'embrasse de plus belle. Je n'ai pas envie de le lâcher maintenant qu'il m'a montré ce qu'il ressentait à mon égard. Mais j'y pense, comment réussir à mener une vie amoureuse avec un démon qui règne en moi ?

Le « démon » c'est moi ?

J'en connais qu'une qui tue par plaisir et qui habite dans mon corps, oui.

Et bien on fait un plan à trois, il n'y a pas d'autres choix.

N'importe quoi.

Bah quoi ?  



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Lun 8 Fév - 20:23

C'est comme si j'avais joué le reste de la soirée à pile ou face. Soit elle ressent cette même envie et j'ai gagné, soit ce n'est pas le cas et j'ai tout perdu. C'est presque effrayant, tout est déjà joué, je ne peux plus rien faire maintenant, juste attendre et espérer que les sentiments soient réciproques. Les secondes semblent toujours être infinies mais ce n'est pas comme quand je l'embrassais. Elles sont pesantes, emplies de tension. Je la regarde, ses yeux, ses lèvres … J'ai envie de replaquer les miennes contre les siennes, revivre ce baiser, le faire durer plus longtemps, aussi longtemps que je le pourrais. Je n'ai pas qu'envie de l'embrasser, je veux passer toute la nuit avec elle, ne l'avoir que pour moi, céder à ce désir qui me hante depuis notre rencontre. Mais tout ça ne dépend plus de moi …

Je regarde toujours ses yeux, plus beau que jamais. Et soudainement, elle se rapproche de moi et ses lèvres reviennent contre les miennes. C'est une vague de chaleur accompagné d'un grand soulagement qui m'envahit. J'ai chaud, terriblement chaud. Je sens l'une de ses mains posée contre mon bras tandis que l'autre vient derrière ma tête, se frayant un passage entre mes cheveux, les serrant légèrement. Mes yeux se ferment tout seuls, comme pour profiter encore plus de cette enivrante sensation. Le temps passe au ralenti et je profite de ce baiser du plus possible. Mes lèvres contre les siennes sans que je ne fasse rien pour les en détacher, ne voulant ça pour rien au monde. Je sais désormais que ce désir, nous le partageons alors je veux ne profiter, y céder, m'y donner toute une nuit comme si c'était la dernière.

Nos lèvres finissent par se décoller et elle éloigne les siennes de quelques millimètres. Je sens son front se poser contre le mien. Elle a aussi chaud que moi. Sa main est agrippée contre mon bras, on dirait qu'elle non plus ne veut pas me lâcher. Sa voix s'élève doucement dans la pièce. Elle me dit qu'elle aussi en a envie. Je souris alors que sa main quitte mes cheveux. Je la sens enlever ma veste. Je la laisse faire et laisse tomber ma veste par terre, surement pas loin de son manteau. Puis ses mains vient contre mes joues et c'est un autre baiser qui démarre. Cette fois, je passe mes bras autour d'elle et pose mes mains dans son dos et la rapproche petit à petit de moi. Je ne veux pas la lâcher, j'aurais presque peur qu'elle parte et me laisse seul. Je ne veux pas passer cette nuit seul, pas celle là. Je veux la partager avec elle sans que rien d'autre ne vienne interférer. Qu'Anarky aille au diable, j'aurais bien le temps de lui en parler à un autre moment. A cet instant précis, je ne veux que profiter de ce baiser, plus long que les deux précédents. C'est la première fois que je ressens de telles sensations et j'ai l'impression d'être déjà accro.

Mais au bout d'une dizaine de secondes, je recule d'à peine quelques centimètres du sien, mettant fin au baiser par la même occasion. Je plante mon regard dans le sien, un sourire ornant mon visage et une vague de bonheur toujours aussi présente. Je ne veux pas m'arrêter à ce baiser, je ne veux pas me contenter de ça … je ne peux pas …


" Ma chambre est au fond du couloir si tu veux … "

Il y a quelques heures de cela, une personne dans mon appartement était improbable alors une personne dans ma chambre était totalement inimaginable. Mais maintenant, je ne veux pas que ça n'arrive pas. J'ai quand même toujours une sorte d'appréhension. Je ne veux pas aller trop vite non plus, trop vite à son gout. Je ne veux pas qu'elle croit que j'essaie de forcer les choses alors je lui laisse toujours le choix. C'est elle qui décide et personne d'autre. Je contemple toujours ses yeux brillant telles des émeraudes et mes mains sont encore dans son dos, l'enlaçant comme pour l'empêcher de partir. Et j'attends la réponse avec un brin d'impatience. Je prie pour l'entendre prononcer les mots que je veux entendre, juste quelques mots pour faire de moi l'homme le plus heureux de cette nuit.
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Jaina Hudson
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Dim 14 Fév - 18:05

Ses lèvres sont chaudes, ses bras passent autour de moi, ses mains se collent dans mon dos et je le sens se rapprocher de moi, à moins que ce soit lui qui tente de me rapprocher de lui. Je me sens si bien, je me sens … Je ne saurai pas le dire. Au bout de quelques secondes il se recule de quelques centimètres, il me regarde droit dans les yeux, il sourit, il a l'air content ou même heureux … Et je le suis aussi. Je me sens rougir et sourire jusqu'aux oreilles. J'ai envie de l'embrasser de nouveau, pourquoi s'est-il arrêté ?

" Ma chambre est au fond du couloir si tu veux … " 

Je le regarde, une vague de chaleur m'envahit tout d'un coup, mes joues chauffent, je crois que je rougis bien plus qu'avant. Je le regarde, je ne bouge même pas. Je n'arrive pas à réagir même.

Dis oui.

Quoi ?

Attends, laisses moi faire.

Sans que je ne puisse rien contrôler, je sens mains mains se relever, se diriger vers son torse. Étonnement je regarde, je sais que c'est White qui contrôle mes mouvements, je ne sais pas vraiment comment réagir. Je n'ai pas vraiment envie de partager Loonie avec elle. Mes mains caressent son torse, je lève mon regard vers lui et je l'embrasse. Mon baiser est intense et je crois que j'ai vraiment envie d'aller plus loin, je sens même mes mains trembler alors qu'elles caressent toujours le torse de Loonie sans s'arrêter. Mais je crois que c'est moi qui contrôle de nouveau mon corps. Je prends doucement la main de Loonie, je croise mes doigts entre les siens et je recule petit à petit. Au final je fini par me retourner, quittant le baiser, pour voir où je vais. Je traverse le couloir, sombre, de l'appartement puis, comme il me l'a indiqué, j'ouvre la porte de sa chambre et nous y entrons. Je ne prends même pas le temps d'allumer la lumière. Je finis par l'embrasser de nouveau et le diriger près de son lit. Je l'aide à s'allonger sur son lit et tandis que je le chevauche je l'embrasse sans relâche. Au fond de moi, je sais que je n'ai pas envie de m'arrêter, que j'ai envie d'aller pus loin mais je ne peux pas, pas maintenant. Je redresse lentement mon visage, décollant mes lèvres des siennes et je le regarde. Je regarde ses yeux, brillants dans la nuit, de toutes petites lumières venant de l'extérieur s'initient dans la chambre permettant de le voir.

« Loonie, je … Je voudrai te parler encore, profiter de te découvrir encore un peu ce soir avant d'aller plus loin avec toi. Si cela ne te dérange pas. »

Oh putain tu déconnes ?

Quoi encore ?

Il est trop sexy et toi tu ne veux pas coucher avec lui ?

Mais je … Non je n'ai pas dit que …

Tu es trop coincée pour moi.  



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Loonie Machin
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Dim 28 Fév - 0:03

Sans savoir pourquoi, j'ai l'impression que mes sentiments à son égard sont toujours aussi confus. Je sais qu'elle me plait énormément, je n'ai plus peur de m'en cacher, au contraire. Je n'ai plus non plus cette appréhension vis-à-vis d'un éventuel refus de sa part. En un sens, il n'y a plus de nuages à l'horizon, du moins, pas pour le moment. C'est juste comme si tout mes sentiments me submergeaient sans me laisser une seule seconde pour reprendre mes esprits. Mais malgré tout, je me sens bien … J'ai le sentiment de n'avoir jamais été aussi heureux de ma vie. Une partie de moi me murmure de ne pas m'emballer mais ce murmure est réduit à néant par tout le reste. Pour cette nuit là, plus rien n'a d'importance excepté elle et seulement elle.  

Tandis que je regarde son visage angélique, plus rouge que jamais, je sens ses mains remonter le long de mon torse. Elle les regarde puis relève les yeux vers les miens et elle vient de nouveau m'embrasser. Ses mains se baladent toujours sur mon torse alors que le baiser s'éternise. Une éternité qui ne dure pas plus de deux minutes mais elles paraissent tellement longues. Et étonnement, quand ses lèvres se décollent des miennes, c'est comme si ça n'avait duré que le temps d'un battement de cil. J'ai déjà pris gout à ses baisers, et j'en voudrais toujours plus, comme un drogué ayant besoin de sa drogue. L'une de ses mains est venu saisir la mienne et elle s'éloigne petit à petit de moi avant de se retourner et de m'emmener jusque dans ma chambre. Elle ouvre la porte que je repousse du pied sans prendre le temps de vraiment la fermer. Aucun de nous d'eux n'allume la lumière. Nous voilà plongé dans l'obscurité mais une obscurité qui n'a rien d'effrayant, pas avec elle dans la pièce. Je me retrouve allongé sur le lit avec elle venant sur moi. Elle m'embrasse encore, la chaleur monte de plus en plus et l'envie encore plus. Je repasse mes mains dans son dos mais sans la rapprocher de moi, plutôt comme si je voulais l'empêcher de s'éloigner de moi. Puis ses lèvres quittent les miennes tandis que son visage s'éloigne du mien. Je vois ses pupilles étinceler comme deux émeraudes miniatures.  


Dans les ténèbres de la chambre sa voix s'élève. Et étonnement, elle me demande ça ne me dérange pas qu'on discute encore un peu avant de faire le grand pas. Je ne m'attendais pas à une telle demande après cette enchainement si rapide d'actions mais au final, ça ne me chagrine pas.  


" Bien sur que ça ne me dérange pas. On a toute la nuit pour nous deux, rien que pour nous deux. "  

Je m'arrête de parler puis subitement, je reprends la parole.  

" Je vais même me permettre de poser la première question. Je voudrais savoir ton rêve le plus cher, ce qui te pousse à te lever tout les matins et à te coucher tout les soirs ? "


Dernière édition par Loonie Machin le Sam 5 Mar - 18:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Sam 5 Mar - 17:06

Heureuse. Je crois que je suis heureuse. Je crois que j'ai atteint le sommet, celui que l'on tente d'atteindre tous les jours, cette utopie. Mais qu'est-ce qu'être heureux ? Je pense qu'être heureux c'est avant tout avoir atteint le moment où l'on se sent partir, on laisse son corps se détendre, on laisse son esprit se concentrer sur une émotion, un sentiment, et le temps, l'espace, l'environnement autour de nous n'a plus aucune importance. Notre corps réagit : on a ni chaud, ni froid, on ressent des frissons, on sent que son regard ne peut se défaire de l'objet qui nous rend heureux, qui nous rend bien. Je ne pense pas que le mot « bien » correspond à cette situation, je crois que je peux me situer au dessus de ce mot là. Mes yeux ne quittent pas le regard de Loonie, ils sont tout simplement hypnotisés par ses yeux bleus clairs éclairés par les lampadaires de la ville. Nous sommes dans le noir, cet espace sombre a l'air de nous resserrer dans une pièce plus petite. Cette couleur est autour de nous, elle nous protège du grand espace, elle nous rapproche en quelque sorte. Les mots de Loonie m'apaisent et m'emportent encore plus dans une sorte de drogue qui parcours mon sang et me monte au cerveau, c'est tellement agréable, tellement enivrant.

Non mais c'est bon on a comprit là. 

Toi et le romantisme, on sait que tu n'as jamais été amoureuse de ta vie.

« L'amour » c'est bidon, « L'amour » c'est de la merde, « l'amour » c'est barbant, c'est ennuyant et même les gens amoureux je les déteste, ils puent le bonheur. Tu pues.

Non je ne pues pas !

Ha si, excuses moi mais… Pourquoi je m'excuses, bordel ? Tu pues l'amour. 

Alors dans ce cas, je préfère puer l'amour plutôt que de puer l'hypocrisie, la méchanceté, la mesquinerie et même le machiavélisme.

Donc je sens bon.

Elle m'énerve tellement. Je ferme lentement les yeux puis je les rouvres pour revoir de nouveau les beaux yeux de mon cher Loonie.

" Je vais même me permettre de poser la première question. Je voudrais savoir ton rêve le plus cher, ce qui te pousse à te lever tout les matins et à te coucher tout les soirs ? "

Je lui souris puis je m'assois un peu plus confortablement à califourchon sur lui. Je le regarde, je prends même sa main et je croise mes doigts entre les siens. Sa question est intéressante bien que je ne sais pas trop ce que je peux répondre à cela. Lorsque je me réveille et que je m'endors, je ne pense pas vraiment à mon avenir, plutôt au lendemain et à ce que je dois faire. C'est une sorte de routine, de mécanisme, qui s'est installée chez moi et je vis comme l'humain du XIXème siècle, je me lève pour travailler, pour manger, pour vivre, en pensant à une vie utopique, que je n'aurai sûrement jamais.

« Je n'ai pas de rêve précis. Comme beaucoup de gens, je rêve d'être épanouie, d'avoir une famille, de fonder ma famille. Je pense plutôt au projet que j'ai et qui me force à me lever le matin. Mon travail me permet de réaliser ce projet mais je ne sais pas si je peux le considérer comme un rêve. Ce projet je t'en avais parlé à mon appartement, je ne sais pas si tu t'en rappels, au sujet des bidonvilles à côté de Mumbai. C'est quelque chose qui me tient à cœur, j'aimerai pouvoir le réaliser. Pour ça je sais que je vais devoir encore travailler durement et je le ferai bien entendu pour pouvoir quitter Gotham et rendre la vie meilleure à des gens qui en ont besoin. »

Je serre doucement ses doigts entre les miens, je n'ai pas quitté du regard Loonie un seul instant. Je me sens rassurée lorsque je le regarde.

« Et toi ? Tu as un rêve qui te pousse à te lever tous les matins ? » Demandais-je en souriant.



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Sam 12 Mar - 20:19

C’est avec un sourire qu’elle change légèrement de position, s’asseyant un peu mieux. Je suis toujours allongé sur mon lit avec elle à califourchon sur moi. Sa main vient prendre la mienne et ses doigts passent entre les miens. Ensuite, elle répond à ma question. Je suis étonné quand elle me répond qu’elle n’a pas de rêve précis. Elle qui avait l’air si ambitieuse, sure d’elle, j’imaginais qu’elle savait parfaitement ce qu’elle voulait faire de sa vie. Elle me parle d’avoir une famille, une vie heureuse, comme tout le monde … Soudainement, une pensée me traverse l’esprit mais je la chasse aussitôt. C’était stupide. Mais enfin, elle reparle de ce qu’elle avait déjà évoqué, à propos d’où elle vient, le bidonville de Mumbai. Voilà qui ressemble plus à un rêve. Savoir qu’elle a envie d’aider les gens, que l’un de ses buts est de rendre la vie des plus démunis meilleure rend l’attirance que j’éprouve pour elle encore plus forte. Savoir qu’elle et moi avons un tel point commun, ça en est même rassurant. J’espère que ça rendra tout plus simple quand il faudra en venir à Anarky. J’espère juste que ça ne sera pas aujourd’hui.

Je sens sa main serrer la mienne. C’est agréable de sentir sa paume contre la mienne, la chaleur de sa peau en contact avec moi. Et son regard ne se détache pas une seconde du mien. La faible lueur des lampadaires pénètre dans la pièce et font briller ses pupilles, comme deux étoiles dans la nuit. Son sourire illumine toujours son visage et il ne disparait pas un seul instant, même quand elle me retourne la question.

Je ne vais pas lui mentir, je n’ai aucun intérêt à le faire. Néanmoins, je n’évoquerai pas Anarky. Je pense qu’il est encore trop tôt, bien trop tôt. Et puis, il ne fait pas partie de ce dont je rêve, même si devenir celui qui apportera cette lueur d’espoir à ceux qui vivent dans la misère est en quelque sorte un rêve. Mais je garde ça pour plus tard. Ce soir, il n’y aura pas d’Anarky, seulement moi, sans aucun masque.

« Ça peut paraitre naïf mais … je rêve de … transformer ce quartier. Je voudrais rendre la vie des gens qui vivent ici meilleure, plus facile. Je voudrais voir ce quartier comme il pouvait l’être avant qu’il n’y ait plus que la misère. Et puis, qui sait, si j’y arrive, j’aimerais pouvoir faire quelque chose ailleurs, comme tu le souhaites pour les bidonvilles en Inde. J’ai passé ma vie dans cette misère et je ne veux plus que des enfants y naissent et y grandissent. Je veux leur offrir un futur, un vrai … »

Je me tais en attendant une quelque réaction. Je crains d’en avoir trop fait, de m’être un peu emporté. Il faut dire que j’ai parlé comme je le sentais venir, sans vraiment faire attention. Mais je ne peux être plus sincère que maintenant. Tout ce que j’ai dit, c’est la vérité, aussi profonde puisse-t-elle être. Au final, c’est peut-être comme ça qu’Anarly est né aussi, à force de garder tous ces ressentis au fond de moi, il fallait bien les faire ressortir un jour.

A mon tour, je sers légèrement sa main dans la mienne. Sa présence est rassurante. La nuit est moins noire, mon appartement moins vide, cette pièce moins froide, et moi moins seul. Je ne faisais pas attention à la solitude avant. C’était même un refuge face à cette société prônant le conformisme. Seul, j’étais intouchable, j’avais une carapace impénétrable. La solitude, ça ne me pesait pas. Mais maintenant que Jaina est là, c’est différent. Peu à peu, je me rends compte qu’au final, la solitude, ça n’est pas la meilleure des choses. Et maintenant, tout ce que j’espère, c’est que cette nuit sera le début de quelque chose.
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Lun 28 Mar - 17:19

 J'adore son regard ainsi que la sensation qui m'habite. J'aimerai lui dire tellement de choses. J'aimerai lui révéler la présence de White Rabbit mais … J'ai peur de sa réaction. Je ne sais absolument pas comment il pourrait réagir et c'est bien ce qui me fait peur. J'ai envie de lui, j'ai envie de faire quelque chose avec lui, de faire un chemin qui n'a pas de fin déterminée. Je crois qu'il ne pourrai pas comprendre cette chose irrationnelle qui est la présence de White Rabbit, ce pouvoir de m'appartenir, de me posséder, de prendre ma place à n'importe quel moment en me faisant mal. Elle peut voir à travers mes yeux et je peux voir à travers les siens. Je peux ressentir sa douleur, ses émotions, mais beaucoup moins qu'elle. Néanmoins, comment pourrait-il comprendre que nous partageons le même corps ? C'est complètement fou, mais il pourrait y croire que s'il voyait de ses propres yeux, les paroles ne prouvent rien.

« Ça peut paraitre naïf mais … je rêve de … transformer ce quartier. Je voudrais rendre la vie des gens qui vivent ici meilleure, plus facile. Je voudrais voir ce quartier comme il pouvait l’être avant qu’il n’y ait plus que la misère. Et puis, qui sait, si j’y arrive, j’aimerais pouvoir faire quelque chose ailleurs, comme tu le souhaites pour les bidonvilles en Inde. J’ai passé ma vie dans cette misère et je ne veux plus que des enfants y naissent et y grandissent. Je veux leur offrir un futur, un vrai … » 

Je souris, tout simplement. Je trouve qu'il a de l'ambition, mais avant tout un beau projet qui ressemble au miens. Il pense aux autres, il pense à la misère, on a les mêmes idées bien que l'on ne soit pas du même milieu. J'aimerai l'aider. Il veut aider ce quartier mais vue d'où il part, il va avoir dû mal à y arriver. Je sais que peu de gens de la ville s'intéresse à ce quartier, ils préfèrent l'abandonner car vue la misère et la violence qui y règnent, ils préfèrent s'attarder sur des choses qui touchent plus à leurs quartiers et laisser les bas fonds de la ville aux oubliettes. Cela fait des cas en moins à gérer pour le maire de cette ville. Seulement, ce que je sais, c'est que s'il veut bien mon aide, il sera comblé car je pourrai bien appuyer son cas à la mairie et vers les têtes hautes de la ville.

« Je trouve que c'est un très beau projet, Loonie. Je serai ravie de t'aider, si tu as besoin de mon aide bien entendu. »

Je lui souris de plus belle, je ne le quitte pas des yeux et je me penche vers lui pour venir l'embrasser. Ses lèvres me manquaient déjà. Il est attirant et il m'attire comme un aimant. Je colle mon corps contre le sien, mon autre main vient se loger contre sa joue et je ne quitte pas ses lèvres. Je commence même à avoir un peu chaud.  



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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Lun 4 Avr - 20:23

Transformer Park Row, un rêve qui hante mes journées comme mes nuits. Je n’imagine pas faire autre chose de ma vie. A quoi bon fonder une famille si c’est pour vivre dans la misère ? Pourquoi avoir des enfants si c’est pour les faire naitre en enfer ? C’est la vie que j’ai eu depuis que je suis né jusqu’à aujourd’hui et je ne souhaiterais à personne de la vivre. Avoir à peine assez pour manger à sa faim, voir ses parents se tuer à la tâche pour quelques billets qu’on est jamais sûr de toucher, rêver devant la télé en sachant pertinemment que ce ne sont que les images d’une vie qui ne sera jamais la nôtre … C’est toutes ces choses qui me donnent cette volonté, cette envie de lutter pour ce quartier, aussi ambitieux ce projet soit-il.

Elle me dit qu’elle trouve ce projet très beau et qu’elle serait ravie de m’aider. Elle est riche et est sur la même longueur d’onde. A nous deux, nous pourrions faire tellement de choses, bien plus que moi seul. Ça en deviendrait presque trop facile pour certaines choses. On pourrait rénover certains endroits du quartier, donner des logements aux sans-abris, aider les diverses associations, etc … Ça serait parfait. Mais elle ne peut pas aider Anarky. Je suis un hors la loi quand je porte ce masque et mes idéaux peuvent être les plus louables du monde, mes actions me mettent de l’autre côté de la barrière même si elles ne font de mal à personne. Je ne veux pas qu’elle soit mêlée à tout ça, qu’elle ait des problèmes à cause de moi. Je ne peux pas me permettre de lui attirer des ennuis. Je garderai sa proposition dans un coin de ma tête et le moment venu, on en reparlera peut-être.

Egayé par un sourire perçant l’obscurité de la chambre, son visage se rapproche du mien jusqu’à ce que nos lèvres rentrent en contact. Son corps vient contre le mien et sa main se pose sur ma joue. La chaleur monte de plus en plus tandis que le monde extérieur devient de plus en plus lointain. Je passe mes mains dans son dos et la serre contre moi. Les secondes s’écoulent, puis elles deviennent des minutes et quand nos lèvres se séparent, comme avant, c’était comme si ça avait duré une éternité, pourtant si courte … Je la regarde dans les yeux, ne pouvait fixer autre chose, comme si j’avais à faire à des aimants.

« Tu as d’autres questions ou … »

J’ai envie d’aller plus loin avec elle et j’ai le sentiment qu’elle aussi le désire. Mais je n’en suis pas sûr, je ne sais pas totalement si elle aussi est prête à franchir le pas. Et je ne veux pas la brusquer, ne pas griller les étapes et finir par tout ruiner. On est allé trop loin pour que tout s’arrête sur une erreur aussi bête. Je ne veux pas que ça s’arrête, qu’elle sorte de ma vie aussi qu’elle y est rentrée. Et je la serre dans mes bras, la collant contre moi comme si la peur qu’elle s’échappe me poussait à le faire.
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MessageSujet: Re: Qui de nous deux [PV Loonie]   Jeu 21 Avr - 18:35

Mes yeux fixent les siens, ils ne se détachent pas, ils s’y accrochent. Ses douces lèvres s’ouvrent pour articuler ces mots : « Tu as d’autres questions ou … ». J’écorche un petit sourire, je ne pense plus rien, je me contente juste de le regarder avec envie. Je le dévore du regard, je me sens même possédée. J’ai envie d’aller plus loin avec lui, j’ai envie de franchir un pas, envie de plus, toujours plus. Je sens mon cœur battre fortement contre ma poitrine, comme si cette envie soudaine me donnait une pulsion qui s’était renfermée pendant des années et que le seul fait que je vais franchir ce pas me fait … Stresser ? C’est étrange, mais excitant à l’idée de faire quelque chose qui me donne envie et qui me donne envie de me surpasser. A vrai dire, je n’ai pas envie de le décevoir. Je caresse lentement sa joue avec mon pouce et je le regarde, un petit sourire aux lèvres.

« As-tu ... Envie de moi ? »

Je n’attends même pas qu’il me réponde, je me penche sur ses lèvres et je l’embrasse de plus belle comme je ne l’avais jamais fait auparavant. Je me surprends même à lui mordre la lèvre, mais doucement, comme une sorte de provocation mais sans que je veuille lui faire mal. Je garde les yeux fermés, je passe ma main de sa joue à sa nuque, j’embrasse tendrement son cou et lorsque j’ouvre les yeux, bizarrement, je ne me sens pas moi-même.
En réalité, je vois la scène, mais pas comme je la vois habituellement. Je me sens dans mon corps, dans celui de Jaina, oui, mais j’ai l’impression de voir la scène comme si je regardais depuis le corps de White Rabbit. Étrange, terriblement perturbant.

White ?

Tchhhhut, laisse faire la pro.

Tu t’empares de moi ?!

Je suis tes yeux, tu vas ressentir beaucoup, tu vas aimer, ne t’inquiète pas.

Laisse-moi tranquille !

Il ne verra rien de toute façon, alors laisse faire.

J’espère qu’il ne verra rien. En contrôlant mon regard, elle contrôle mon cerveau : mes gestes, mon regard, assez de chose. Étonnement, elle n’est pas transformée, je suis toujours moi, Jaina, mais mes yeux doivent être rose, ou presque. Si jamais il s’en aperçoit, j’espère qu’il ne se doutera de rien, peut-être qu’il pensera que c’est à cause de la lumière. Néanmoins, voilà que White referme les yeux. Lorsqu'elle touche la peau de Loonie, je ressens ce touché comme si je le faisais moi-même, lorsqu'elle embrasse sa peau, aussi, je le ressens. C’est comme si j’étais un pantin et qu’elle était le marionnettiste, elle contrôle tout mais je ressens tout. Je ne sais pas si je devrais la laisser faire. Je sens mes mains aider Loonie à retirer son t-shirt, en fait je crois que je le déshabille complètement. White tente de garder le regard bas, les yeux cachés de Loonie. Je crois que je sens aussi un peu de fraîcheur sur ma peau. Puis, d’un coup, mes yeux se referment et lorsqu’ils se rouvrent je vois … Normalement, comme si j’étais bien moi. Je regarde Loonie, je le regarde dans les yeux et je lui souris. Ce n’était que passager, elle m’a redonné le contrôle de tout. Je me rapproche de nouveau de lui pour l’embrasser passionnément avant de lui susurrer : « Parce que moi … Oui. »



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