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 The Diary of Jane

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Klara Sovaris
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MessageSujet: The Diary of Jane   Mer 3 Fév - 10:17

The Diary of Jane


" Something's getting in the way. Something's just about to break. I will try to find my place in the diary of Jane. "

   Les heures ne comptaient plus, le temps ne savait plus s'emparer d'elle. Autant son cœur était lourd que sa soif de comprendre la submergeait. Face à elle, drapé dans un simple étui lacé de cuir bleu trônait l'œuvre et le récit de toute une vie. Klara n'avait jamais eu peur d'affronter la vie et ses maux, mais la vision de ce simple carnet l'emplissait d'une peur frénétique. Elle l'avait trouvé là il y a quelques mois maintenant, après une énième provocation pleine d'une malice mal placée de Gabriel, la technomancienne avait voulu sévir en lui lançant tout ce qui lui était passé sous la main. Canettes, fruits, livres, même l'une de ses chaussures. C'est ce dernier élément qui révéla au grand jour l'un des multiples secret de cet appartement que la jeune femme occupait depuis toujours.

  Cognant assez violement contre le bureau du salon, le bas du plateau de ce dernier s'était abaissé, laissant cet objet de torture sortir de ses entrailles comme un enfant mort né. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre ce qu'il était. Sur sa couverture de cuir, dans une belle écriture ronde et propre avait été gravé un nom. " Janice Sullivan ". La curiosité l'avait poussé à prendre connaissance d'une partie du récit. Mais vous savez ce que l'on dit des fantômes du passé... Ils reviennent sans cesse pour nous hanter. Dedans, Janice -que le monde retint comme étant "Jane"- y racontait sa vie. La seule trace à part "elle" que cette femme laissa derrière elle était faite de papier, seul témoignage de son parcours. Elle y avait raconté son premier amour, ses premières peines. Ses joies et ses souffrances. Elle y narrait tout ce qui faisait sa force, mais confiait aussi ses plus grandes peurs. Elle expliquait à cet être imaginaire à quel point elle était heureuse le jour où elle fut embauchée au sein de la Lex Corporation, un rêve pour la généticienne qu'elle était.

  Sa lecture, Klara l'avait interrompue. Pas parce qu'un élément extérieur l'avait empêché d'en prendre connaissance, mais parce qu'elle craignait de voir surgir de vieux démons. Une vérité que l'on ne connait ne peut pas nous blesser, et l'une de ses faiblesses résidait dans son absence de passé.

   Le cœur serré mais la pensée claire, elle posa une main hésitante sur l'objet de ses maux, bien décidée à en apprendre d'avantage. Et comme si elle prenait part à la scène, la gamine au fond d'elle se rêvait à voir prendre place sa narratrice juste là, assise sur le coin de ce bureau dans sa belle robe d'un vert pâle comme l'anis. Ses jambes se balançant dans le vide comme une enfant, et ce sourire malicieux au coin des lèvres. C'était somme si elle n'était jamais partie, et derrière les vestiges de ce dernier souvenir, Klara ne pouvait que constater de la ressemblance accablante qu'elles partageaient. "Bien... Où est-ce qu'on en était ? Ha oui ! Mes années de service au sein de la LC. " semblait annoncer cette voix prisonnière d'un lointain passé, entre or et ivoire, alors que Klara plongeait à nouveau son nez dans le journal de sa mère.


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Dernière édition par Klara Sovaris le Mer 3 Fév - 10:41, édité 2 fois
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Klara Sovaris
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MessageSujet: Re: The Diary of Jane   Mer 3 Fév - 10:18

15 Avril 2007,

Le petit groupement pour lequel je travaillais jusqu'à maintenant a officiellement été racheté par la LC. Beaucoup d'entre nous se sont vus "claquer du fessier" à cette annonce. C'est un gros groupe, et même s'ils nous ont promis que personne ne perdrait son emploi, on était jamais trop sûre. Et on avait raison de se méfier. A peine avait-on l'enseigne de changée sur la devanture du labo, que l'on nous faisait passer de nouveaux entretiens d'embauches. Sara, ma binôme et grande amie de toujours allait donc se retrouver rétrogradée, et moi, j'allais prendre la place d'une fille qui bossait déjà pour le groupe LC. Super la nouvelle... Au moins, faute d'autre chose, j'aurais toujours de quoi payer mon loyer, c'est le principal. Mais adieu les petites privilèges, et la pause café clandestine sous couverture de mon acolyte préférée.

17 Avril 2007,

On nous a affecté à nos nouveaux postes aujourd'hui, du coup j'ai pu faire la connaissance de mes collègues et de la personne avec qui j'allais travailler à la place de Sara maintenant. Il s'appelle Simon, c'est à peut près tout ce que je sais. J'ai l'impression d'être une gamine qui entre pour la première fois au collège et qui ne reconnait personne dans la cours de récréation. C'est tellement perturbant... J'ai beau avoir passé ce stade depuis longtemps, j'en aurais presque pleuré toutes les larmes de mon corps. En plus, comble du comble, j'ai voulu essayer de briser la glace, moi, la pas fine. On venait de sortir de la pause déjeuner, et alors que l'un de mes collègues s'amusait à vouloir trouver des surnoms ridicules à tout le monde, j'ai osé lâcher que celui de Simon pourrait être "Sim" avant de raviser ma position en ajoutant le plus innocemment du monde que "non, pas Sim, ça sonne comme le diminutif de "Simulation en fait." ... Le grand débat de la pause déjeuner, c'était de savoir reconnaître une femme qui a un orgasme d'une qui simule justement. Et voilà comment en l'espace de trente secondes, j'ai gagné l'écharpe de Miss pieds-dans-l'plat. Ne ris pas... Je suis encore rouge de honte.

17 Décembre 2007,

Dire que je n'ai rien écrit depuis des mois. En fait, j'ai compris à mes dépends ce que signifiait être un esclave corpo, littéralement. Quand je sors du boulot, j'ai à peine le temps de m'écrouler quelques heures pour retourner au charbon. De plus, on a reçu à plusieurs reprises la visite du grand patron. Du coup les rumeurs vont bon train. Sinon en dehors de ça, j'accepte de mieux en mieux mes nouvelles fonctions. On est toujours aussi mal payé et les horaires sont tout bonnement atroces, mais au final, il reste une ambiance plutôt détendue. Aussi mon nouveau partenaire, j'ai réussi à échanger avec lui plus que " J'vais à la machine, tu le veux avec ou sans sucre ton café ? ". Au final, c'est un véritable puits de connaissances en plus d'avoir le cœur sur la main. Un véritable plaisir de discuter avec lui. D'ailleurs, Erik a repéré un toc chez lui qui au final nous a tous bien fait rire, et maintenant je ne vois plus que ça quand on travail. Il a appelé ça la "Simface". Je m'explique... Quand il se retrouve confronté à une grande interrogation ou un problème en apparence insoluble, il a une espèce de moue à mis chemin entre l'agacement et la réflexion profonde, et dans cet état, vous pouvez être sûre qu'il ne lâchera pas le morceau tant qu'il n'aura pas démêlé le problème. Bref, quand on le voit tirer cette tête, c'est souvent pas bon signe. Mais au moins... Ca a le don de faire rire tout le monde.

P.S : Avec tout ça j'en ai oublié qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire. Et le reste du monde aussi d'ailleurs. Comme quoi... Bon anniversaire Moi.

14 Janvier 2008,

Les gars avaient bien raison, ils se tramait quelque chose au niveau de la direction. Je ne sais pas vraiment où est-ce que je mets les pieds mais, je me suis portée volontaire pour leur projet Skylar. On m'a fait passer toute une batterie de test, Connie également, et deux autres filles d'un autre secteur. On m'a posé des questions vraiment gênantes aussi, sur la sexualité, l'hygiène de vie, si j'avais oui ou non des enfants, si j'étais mariée, si dans ma famille il y avait des cas de maladies génétiquement transmissible. Bref, je suis pas éboueur, mais je sais reconnaitre l'odeur de la merde quand je la sens, et cette histoire pue. Du peu qu'il nous a été expliqué, le projet consisterait à s'occuper d'un enfant qui aurait possiblement certaines capacités. Je n'arrive pas à croire qu'on puisse cautionner le fait de se servir d'un enfant comme cobaye. Mais bon...
Bon sang, et dire qu'avec mes deux lignes précédentes, je pourrais perdre ma place si on tombait sur ce journal voir pire encore... Décidément, j'aime vivre dangereusement.


12 Mars 2008,

Hey. A nouveau je t'ai délaissé pendant un petit bout de temps. J'suis désolée, mais prudence est mère de sûreté, et j'ai été gardée en "observation" pendant un mois complet à l'autre bout du pays. Je dois t'avouer que j'ai légèrement oublié de te glisser dans mes bagages. J'en ai appris un peu plus sur ce projet, il est plus "sale" que je l'imaginais initialement. Avec ma chance légendaire, c'est moi qui ai été retenue, et bien que je préfère me tenir loin du feux des projecteurs, je crains d'être forcée de me trouver dans la lumière pendant un bout d'temps. En fait, il s'agit pas d'un gosse déjà tout fait qu'on va nous confier, nan, il est question de le créer ce gosse. Voilà où je veux en venir, le principe de la mère porteuse, c'était pour ça qu'on cherchait des volontaires. J'ai... Accepté. Pas par gaieté de cœur non. Je trouve toujours aussi ignoble cette idée d'enfant cobaye, et même bien plus maintenant. Mais, même si je préfère taire les raisons, autant dire qu'on m'a forcé la main clairement. Je suis perdue, complètement désorientée. J'ai une trouille monumentale et l'impression que rien ni personne ne pourrait me sortir de là. On m'a fait comprendre que je ne risquais pas seulement ma place, alors, je dois me contenter de sourire et faire comme si ? C'est la 4ième fois qu'on tente l'insémination artificielle, mais elle semble ne pas prendre. On en est arrivé à la conclusion que leur sujet 1 n'était pas compatible avec l'humaine que je suis. Oui oui, l'humaine... C'est comme ça qu'on m'a qualifié. On aurait pu me dire "le bout de viande" ou "l'incubateur sur pattes" que l'effet aurait été le même. Mon estime de moi même n'était déjà pas formidable, alors là...


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Klara Sovaris
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MessageSujet: Re: The Diary of Jane   Mer 3 Fév - 10:19

04 Juillet 2008,

Je te jure que ce n'est pas de la mauvaise volonté. Je n'arrive simplement pas à mettre de mots sur ce que je vis. Mais étrangement, ce matin le trop plein a besoin de sortir. Ils ont essayé de faire s'embriquer les choses de différentes manières depuis ma dernière entrée. Mais rien n'a semblé fonctionner. Ils ont au moins au la confirmation que je n'étais pas compatible avec leur géniteur. Cela dit, leur nouvelle lubie c'est de faire les modifications au fil des mois de gestation. Et donc de trouver un volontaire mâle comme ils m'ont trouvé moi. Je crois que c'était pire que tout. L'idée me répugnait tellement. Du moins jusqu'à ce que j'entende qui avait daigné se dire que c'était peut-être une bonne idée. Là mon dégoût s'est très rapidement changé en doute, en incompréhension. Je crois que même sans le citer, c'était si prévisible. On dirait un mauvais film. Je crois que l'idée ne lui plaisait pas qu'à moi, mais Simon a du se convaincre qu'il était préférable que l'initiative vienne d'une personne que j'avais l'habitude de côtoyer. Que ça rendrait la situation plus "acceptable", que ce serait moins dur pour moi. Ca, ça lui ressemble d'avantage. Je dois avouer que d'une certaine manière, je me suis sentie étrangement soulagée. C'était comme si je n'étais plus seule dans mon calvaire et que je venais de trouver une épaule sur laquelle me reposer. J'aurais presque oublié le sort qui nous attendait avec tout ça.

10 Décembre 2008,

Je ressemble à un cachalot. Mais un cachalot obèse et faiblard de surcroit.  Maintenant, ma vie se résume à être moi même le hamster que l'on regarde courir dans sa roue continuellement. Cela fait cinq mois maintenant, et le projet va bon train. On me fait passer dans des scanner, on passe des journées entières à me traire de mon sang comme une vache à lait. Mais pas moi seulement. Entre les injections et le reste, le bébé j'ai l'impression qu'il a du mal à supporter la situation. Je sais pas, c'est très étrange comme sensation. Je sais que je n'ai pas le choix, c'est pourquoi je les laisse faire, et puis, forcée de reconnaître que les méthodes qu'ils emploient pourraient changer le monde de la génétique du tout au tout. Une véritable révolution dans le genre. Je devrais être flattée d'être au centre de toutes les attentions, LE précurseur. Mais rien de tout ça, j'ai juste mal partout, et je suis épuisée. Rien que me lever faire pipi c'est un marathon. Ha, et grande nouvelle, on m'interdit également tout contact avec le monde extérieur et surtout, SURTOUT avec Simon. D'après eux, ce serait pour éviter de tisser des liens avec l'enfant à venir. Je ne sais pas si cette technique est efficace, mais elle a le don moi de me mettre sur les nerfs. Ou alors est-ce que les hormones parleraient à ma place ? Je n'arrive plus à m'inquiéter pour l'avenir. J'ai l'impression qu'il n'y en a plus au final, et je vivotte, je me laisse aller, un jour de plus en moins comme on dit. D'ailleurs, je l'écris à défaut de pouvoir me confier à une véritable personne... Mais j'ai techniquement enfreint l'une de leurs règles. On m'a laissé entendre que ce serait une petite fille. J'ai essayé de résister mais en vain, pour moi ce n'est pas un animal alors... Faute de trouver le sommeil, je lui ai trouvé un nom. Bordel... J'crois que je suis VRAIMENT maso dans l'fond.

27 Mars 2009,

Cela fait des jours que je ne ferme plus l'œil. Même penser je n'y arrive plus. J'suis épuisée, l'air malade, comme si mon corps entier était brisé de toutes part et je ne parle pas de ma tête. On m'a renvoyé chez moi en me préconisant du repos, on m'a interdit de la voir, de la toucher. C'est à peine si j'ai pu l'entendre pleurer pour prendre sa première bouffée d'air avant qu'on ne me l'arrache. Ca a été comme une pulsion.  Je sais pas où j'ai trouvé cette force, mais je me suis débattue comme un pauvre diable. J'ai ordonné qu'on me la rende, je l'ai hurlé. Mais tout ce que j'ai eu, c'est des putains de tranquillisants, et une infirmière faussement compatissante qui derrière son sourire mielleux m'expliquait que ma réaction était normale, que ça passerait. S'ils avaient pu, je suis certaine qu'ils seraient allés jusqu'à la gommer de mon esprit, simplement et proprement. Ils ont parler d'un sevrage psychologique mais... Je n'peux pas. C'est MON enfant, MA fille.

05 Avril 2009,

J'ai... Encore enfreint leur règlement débile. Toute la journée j'ai feins d'aller mieux et de faire passer le travail avant tout. J'ai pu la voir, mais pas la manipuler. Pas encore m'a t'on dit. Encore une fois, je n'sais pas où j'ai puisé la force de ne sauter à la gorge de personne. En plus de ça, j'ai joué au chat et à la souri. Il était juste hors de question que je vienne à croiser la moindre connaissance amicale. Je savais que les questions personnelles viendraient à pleuvoir le plus innocemment du monde et l'idée me donnait la gerbe. Si tu te poses la question, j'ai fini par le voir oui. Il se faisait tard et les locaux étaient presque vides, je voulais faire un détour, juste pour la voir cinq minutes, juste cinq minutes. Et il était là, bras croisés avec sa "Simface" marquée au burin sur le visage. Mais là, elle avait quelque chose de différent... Je ne saurais pas trop expliquer comment ou pourquoi. Mais c'était comme se prendre une vérité absolue en travers du visage. Une évidence. Le genre qui entre totalement en conflit avec un esprit scientifique comme le sien. Bref... Il était en état avancé de blue screen quand je l'ai trouvé là à observer en silence le bébé dans sa couveuse. Au début, je me suis contentée de rester à côté sans rien dire, et puis j'ai fais un truc. Je sais que j'aurais pas du, c'était une erreur, mais j'me suis dis que si quelqu'un pouvait comprendre ce que je ressentais, c'était lui. J'ai dis " Elle s'appelle Klara. " je n'ai pas eu de réponse sur le coup, et pourtant je savais que ça avait "fait" quelque chose. Et puis là, même si j'en suis pas très fière, ben j'ai craqué. J'ai littéralement fondu en larmes. Et tu sais quoi ? C'est pas la première fois qu'on se montre gentils et réconfortant avec moi, mais ça faisait une paie que ce n'était pas arrivé. Et j'dois dire que ce câlin de consolation, même s'il n'avait aucune arrière pensée, ça non plus j'aurais pas du l'accepter. Mais c'était sans aucun doute le meilleure de ma vie...

10 Janvier 2017,

Ha ! Nouveau jour, nouvelle entrée dans ce journal. ca fait longtemps, non ? Huit ans, pas moins que ça. Et tout est de nouveau si merveilleux. Mon dieu, je n'arrive pas à croire que je mens à un journal intime... C'est quoi la prochaine étape ? Essayer de cacher mon reflet dans le miroir ? Disons qu'avec plus de franchise, les choses sont moins horribles qu'elles auraient pu l'être. Je vis à Gotham, pardon, au fin fond du trou du cul de Gotham. Park Row. Dans ce quartier, même les éboueurs semblent avoir plus de classe que toi endimanché. Mais au moins... Je sais qu'ici personne ne viendra toucher à ma Klara. Et oui, elle est avec moi. A l'instant même où j'écris ce quelques lignes, elle est assise au beau milieu du salon et s'adonne à son passe temps favoris : Eventré ses jouets. Je me suis rendue compte que ce n'était pas un désire de destruction, mais bien de compréhension. En fait, elle démonte tout ce qui lui passe sous la main pour comprendre "comment ça marche".  Jack ne l'entend pas de cette oreille lui, il part du principe que c'est de l'argent jeté par les fenêtre et que "cette gamine de merde" n'a aucune considération pour les cadeaux qu'on lui fait. Ha oui, peut être serait-il bon d'expliquer ce que l'on fiche ici toutes les deux... En fait, c'est très simple, après avoir passé des mois entiers à planifier dans le plus grand secret notre coup, Simon et moi même avons fini, avec l'aide d'Erik et de Sara, par faire "évader" le cobaye et moi même par la même occasion. Puis on a disparu dans la nature grâce aux contacts pas très jojos de mon ancienne acolyte de la pause café. Et Jack ? C'est le triple connard que j'ai décidé d'épouser afin d'offrir à Klara une certaine "sécurité". Je sais pas si c'est très clair quand on voit le genre de type que c'est, et la gamine l'a très bien compris aussi d'ailleurs.

Tiens, l'autre jour, je me suis posée à haute voix une question rhétorique le concernant. J'me suis dis "pourquoi il réagit comme ça ?" et elle, toute fière, elle a grimpé sur l'accoudoir du fauteuil et m'a chuchoté à l'oreille "Parce qu'il est con comme un balais ! " ... Huit ans la gamine. J'ai très peur de voir ce qu'elle va donner plus tard. Déjà une chose est sûre, elle a hérité du franc parlé et du caractère de merde de mon bobo anarchiste de père.  Je sais qu'il était nécessaire que l'un de nous reste derrière pour couvrir notre fuite. Mais chaque fois que je la regarde, je n'peux pas m'empêcher de me dire que j'aurai aimé que tu sois là pour la voir grandir Sim. J'aimerais que les choses "changent"...

P.S : OH MON DIEU !! Elle vient de le faire !! Je n'arrive pas à m'en remettre, j'en ai les larmes aux yeux tellement j'en ris. On dit souvent que les chiens ne font pas des chats, la petite vient de m'offrir un bel exemple de cette vérité universelle ! Ca fait une heure qu'elle dépieute sous mon nez son téléphone parlant, et là, elle vient de la faire... La "Simface". Et maintenant elle me fixe perplexe, comme si j'étais devenue subitement complètement folle. Si tu savais ma Klara ce que je peux t'aimer... Si tu pouvais seulement le comprendre !


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